• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

“Une intime conviction” : pour le réalisateur du film, l'affaire Viguier est un fiasco judiciaire

Le réalisateur Antoine Raimbault lors du tournage de son film "Une intime conviction" / © France 3 Occitanie
Le réalisateur Antoine Raimbault lors du tournage de son film "Une intime conviction" / © France 3 Occitanie

Le film sur l'affaire Viguier "Une intime conviction" sort mercredi au cinéma. Le réalisateur a assisté aux 2 procès du professeur de droit toulousain qui était accusé du meurtre de sa femme. Avec ce film, Antoine Raimbault a voulu rester au plus près du réel, "quand un homme est jugé sans preuves".

Par Juliette Meurin

Il avait comme tout le monde entendu parler de cette affaire singulière dans la presse. Un professeur de droit toulousain accusé du meurtre de sa femme.
Mais pour le réalisateur Antoine Raimbault l'affaire Viguier c'est surtout "l'histoire d'une disparition et c'est un homme qui a comparu devant la cour d'assises par deux fois pour un meurtre sans cadavre".

L'affaire remonte à l'année 2 000 quand Suzy Viguier disparait de son domicile. Son mari Jacques est rapidement soupçonné. Accusé de meurtre il est acquitté en avril 2009 aux assises de Haute-Garonne. Le parquet fait appel et un second procès s'ouvre à Albi en 2010. Il est de nouveau acquitté. Suzy Viguier n'a jamais été retrouvée.

"Une intime conviction" raconte ce second procès.
"On n'a rien inventé de l'affaire, explique le réalisateur, on décidé de ne rien toucher, de ne pas changer les noms."
 

"Emilie était la maîtresse de Jacques Viguier au moment de la disparition de sa femme"

Le spectateur entre dans la cour d'assises et vit ce procès avec un personnage. Marina Foïs est Nora. Un personnage de fiction inspiré de plusieurs personnes ayant existé et notamment Emilie.
"Emilie était la maîtresse de Jacques Viguier au moment de la disparition de sa femme, elle n'avait que 20 ans", raconte Antoine Raimbault.
Le réalisateur qui l'a rencontrée lors du premier procès précise : "elle est allée le voir en prison, elle était éprise de justice, elle voulait être juge d'instruction. Et puis elle a découvert l'injustice. Elle est rentrée dans la vie de cet homme et de sa famille. Elle y aura passé 9 ans. Et pendant 9 ans elle a fait de son combat contre l'injustice son sacerdoce."
 

Au plus près du réel

Pour mieux parler de la justice, Antoine Raimbault s'est attaché "à respecter le réel". Pour avoir un impact plus fort pour montrer le système judiciaire français, il peut affirmer aujourd'hui que tout est vrai. 
"C'est affaire c'est un fiasco judicaire. Deux cours d'assises, 10 ans pour arriver à deux acquittements par des jurés populaires !", souligne le réalisateur. 
"Cette affaire, elle est symptomatique des dysfonctionnements de notre système judiciaire. C'est plus fort à dire et ça a plus de poids quand on ne touche à rien. On peut affirmer et assumer que l'on n'a rien inventé."


Pour être au plus près de cette justice, Antoine Raimbault a préparé ses acteurs qui ont appris à rédiger un procès verbal, à interroger des témoins. Il a aussi fait venir de vrais protagonistes de l'affaire, comme il l'explique ci dessous en images.


Le film sort ce mercredi 6 février au cinéma. Voir un extrait du film

 

A lire aussi

Sur le même sujet

toute l'actu cinéma

Gard : 9 centres postaux en grève illimitée dans les Cévennes

Les + Lus