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Le dernier maillon du cancéropole de Toulouse est opérationnel

© France 3 Midi-Pyrénées
© France 3 Midi-Pyrénées

L'hôpital de l'Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT), chargé de soigner les malades, est désormais opérationnel, dernier maillon du projet d'Oncopole (ou cancéropole) lancé il y a dix ans sur le site dévasté de l'ancienne usine AZF

Par Michel Pech

Transfert des patients terminé
Le transfert des patients du centre de lutte contre le cancer privé Institut Claudius Regaud et de certains services du CHU s'est effectué depuis début mai, ont indiqué les responsables du CHU lors d'une conférence de presse.
Au total, 306 lits et 1.200 professionnels de santé, dont 200 médecins, vont accueillir les patients de l'hôpital baptisé IUCT-O, tout proche des autres piliers du "campus de l'Oncopole": des laboratoires publics et privés tels Pierre Fabre et Sanofi, un centre de recherche fondamentale en cancérologie (CRCT), une pépinière d'entreprises et un hôtel, soit plus de 3.000 acteurs engagés dans la lutte contre le cancer sur ce site de 220 hectares.

Soins et Recherche
"Le fait d'adosser l'hôpital à un centre de recherche garantit aux patients l'accès à ce qui est aujourd'hui le plus novateur et le plus efficace", a expliqué le directeur général du CHU, Jacques Léglise.
L'Oncopole se veut un regroupement unique en Europe de compétences académiques, scientifiques, technologiques et médicales, publiques et privées. "Mobiliser l'ensemble des acteurs sur un même lieu est le moyen efficace de raccourcir les délais de déploiement des différentes thérapies", ont indiqué les responsables du programme, qui ambitionne de "devenir d'ici à 10 ans le leader européen dans son domaine".

Sur le site d'AZF
C'est deux ans et demi après l'explosion de l'usine chimique AZF, qui a fait 31 morts et des milliers de blessés le 21 septembre 2001, que le ministre de la Santé et ancien maire de Toulouse, Philippe Douste-Blazy (UMP), avait annoncé le lancement de l'Oncopole. Il devait être à la fois un outil majeur du programme de lutte contre le cancer voulu par le président Jacques Chirac et un moyen de revitaliser ce quartier meurtri du sud de Toulouse.
Le projet global a été évalué à plus d'un milliard d'euros.

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