Manifestation de soutien à la Palestine interdite. 48 personnes verbalisées

48 personnes ont été verbalisées selon la préfecture de Haute-Garonne pour ne pas avoir respecté l'interdiction de manifester en soutien à la cause palestinienne, à Toulouse, ce samedi 28 octobre 2023.

Malgré son interdiction par le Préfet de Haute-Garonne et de la région Occitanie, Pierre-André Durand "en raison du risque de commissions d’infractions pénales et de troubles à l’ordre pu-
blic", la manifestation en soutien à la cause palestinienne à l'appel du collectif unitaire 31 a rassemblé quelques personnes, 160 selon nos confrères de la Dépêche du Midi. Le rendez-vous était initialement annoncé au métro Jean Jaurès à 14h ce samedi 28 octobre 2023. 

"Des individus, contrevenant à cette interdiction, se sont néanmoins rassemblés et ont été
dispersés sans difficulté par les forces de l’ordre", signale la Préfecture dans un communiqué ce samedi soir.

Au total, "quarante-huit personnes ont été verbalisées pour participation à cette manifestation
interdite. Une personne a été interpellée pour outrage à personne dépositaire de l’autorité
publique", annonce encore la prefecture.

Une autre manifestation à l'appel du Comité Gaza Libre était également interdite à 18h, quartier de la Reynerie. 

À lire aussi : "Quand pourra-t-on à nouveau avoir le droit de manifester ? " L'interdiction des manifestations propalestiniennes inquiète militants et juristes

"La rue, on veut nous empêcher d'y être mais la rue on la reprendra"

Pauline Salingue, porte-parole du NPA

À ce jour, les mobilisations déclarées en soutien à la Palestine ont toutes été interdites à Toulouse.

"Cela fait maintenant trois semaines que l'on nous interdit de manifester, indique Pauline Salingue, porte-parole du NPA, interrogée par Rémi Surrans de France 3 occitanie, ce samedi. On en appelle par ailleurs, l'ensemble des organisations politiques, syndicales, associatives, à ne plus accepter, à se réunir ensemble pour discuter et voir ensemble ce qu'elles vont bien pouvoir faire. Mais il est clair que la rue, on veut nous empêcher d'y être mais la rue on la reprendra pour exprimer cette solidarité et cette colère qui est, oui légitime."