350 tracteurs sur la rocade, pique-nique place du Capitole : demandez le programme de la manifestation du 16 janvier à Toulouse

Une nouvelle journée noire est annoncée sur le périphérique et dans Toulouse demain mardi 16 janvier 2024. Avec 350 tracteurs, les agriculteurs vont de nouveau manifester et devraient paralyser le trafic dans l'agglomération toulousaine.

Une nouvelle action se prépare mardi 16 janvier 2024 par les agriculteurs. Des perturbations sont à prévoir sur tous les axes routiers de l'agglomération toulousaine et dans le centre-ville.

La Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (La Frsea) et les jeunes agriculteurs d'Occitanie appellent à manifester tous les agriculteurs de la Région. Environ 350 tracteurs et 1 500 personnes devraient être mobilisés.

Parcours de la manifestation

Le départ de la manifestation est prévu demain à 10 heures devant la cité administrative et l’agence de l’eau. Les agriculteurs devraient déverser des tonnes de fumier afin de montrer leur mécontentement.

Un deuxième rendez-vous est donné aux jardins des plantes pour converger ensuite vers les allées Jean-Jaurès et le Capitole.

Mais avant d’arriver en centre-ville de Toulouse, les agriculteurs d'Occitanie vont circuler sur les autoroutes et sur le périphérique toulousain. La circulation des 350 tracteurs prévue devrait nettement ralentir le trafic même si les agriculteurs indiquent ne vouloir impacter qu’une voie sur le périphérique.

Deuxième acte

C'est le deuxième acte d’une mobilisation qui avait débuté le 22 novembre 2023. Une journée noire sur les routes avec plus de 300 agriculteurs et quelque quatre-vingts tracteurs qui avaient envahi la ville rose. Les Toulousains avaient subi pas mal de désagrément avec en résultat, des kilomètres de bouchons.

"C'est une question de survie pour le monde agricole"

Les revendications qui poussent les agriculteurs à manifester sont multiples. Selon Philippe Jougla, le président Frsea Occitanie, "les agriculteurs ont le moral au fond des bottes, nous accumulons les normes qui sont souvent contradictoires, on marche sur la tête".

Le prix de nos produits n'est pas au rendez-vous alors que les charges ont suivi l'inflation. C'est une question de survie pour le monde agricole.

Philippe Jougla

président Frsea Occitanie

Il y a le prix de l’eau qui ne cesse d’augmenter, qui aggrave leur finance, la maladie hémorragique épisodique (MHE) qui frappe de nombreux éleveurs de bovins dans la région et puis les ventes de produits Bio qui s’écroulent depuis l’inflation.