Meurtre de Maureen à Toulouse : Sylvain Boulais condamné en appel à 30 ans de réclusion criminelle

La cour d'assises du Tarn-et-Garonne a condamné ce vendredi en appel, Sylvain Boulais à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Maureen Jacquier à Toulouse en 2015. 

La famille de Maureen Jacquier et ses avocats sont apparus marqués à l'annonce de la condamnation de Sylvain Boulais.
La famille de Maureen Jacquier et ses avocats sont apparus marqués à l'annonce de la condamnation de Sylvain Boulais. © Lara Dolan - FTV
Le délibéré de la cour d'assises du Tarn-et-Garonne a été rendu peu après 23 heures ce vendredi soir à Montauban.
Sylvain Boulais est condamné en appel à 30 ans de réclusion criminelle accompagnée d'une période de sûreté des deux tiers pour le meurtre de Maureen Jacquier en l'ayant poignardée de 63 coups de couteaux à Toulouse en 2015.

Cette condamnation répond point par point aux réquisitions de l'avocat général rendues dans la journée.
Le jeune homme de 30 ans n'a pourtant cessé de clamer son innocence durant ce procès. Pour son avocate "cette condamnation est une honte".

63 coups de couteau

Les faits remontent à la fin du mois de février 2015 : Maureen Jacquier, une jeune femme de 19 ans, mécanicienne chez Airbus, est retrouvée morte dans son appartement du quartier des Minimes à Toulouse. Ses parents, inquiets de ne pas avoir de ses nouvelles, avaient fait la macabre découverte : l'autopsie révèlera plus tard que leur fille a été victime de 63 coups de couteau. 
   

Un trou d'une heure quarante-cinq

Le 11 juin 2015, quatre mois après la mort de Maureen Jacquier, un de ses anciens collègues, proche de la jeune femme, est interpellé par la police. Il est lui aussi mécanicien à Airbus et fréquente amicalement Maureen depuis deux ans. L'enquête révèle que son ADN est présent dans l'appartement de la victime : trois traces, mêlées au sang de la victime, sont retrouvées notamment sur une couette et une serviette. En revanche, pas de trace ADN sous les ongles de la jeune femme qui s'est défendue face à son agresseur.
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Ce sont ces traces, ainsi qu'un "trou" dans la téléphonie du suspect, qui ont orienté vers lui les enquêteurs. Mais Sylvain Boulais, lui, a toujours nié les faits. Jusqu'à la cour d'assises de Toulouse, qui le juge et le condamne à 30 ans de réclusion en janvier 2019. 
 
 
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