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Le meurtrier présumé de Patricia Bouchon sera jugé en mars 2019

Carlyne et Christian Bouchon, aux côtés de Sandra Damiano, la soeur cadette de Patricia Bouchon. / © Pascal Pavani/AFP
Carlyne et Christian Bouchon, aux côtés de Sandra Damiano, la soeur cadette de Patricia Bouchon. / © Pascal Pavani/AFP

C'est désormais officiel : Laurent Dejean, le meurtrier présumé de Patricia Bouchon, sera jugé du 14 au 29 mars 2019, par la cour d'assises de Haute-Garonne. 

Par Marie Martin

Il aura donc fallu près de huit ans pour voir s'ouvrir le procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc, en Haute-Garonne.

Cette secrétaire dans un cabinet d'avocats toulousains et mère de famille de près de 50 ans, était partie le 14 février 2011 vers 4 heures du matin faire son jogging autour de Bouloc, à 25 km au nord de Toulouse. Peu après sa disparition, les enquêteurs trouvent sur la scène de crime - un petit chemin près de Bouloc - un chouchou et une boucle d'oreille lui appartenant et portant une empreinte inconnue.

L'émotion est vive, les recherches importantes. Un mois et demi après sa disparition, le corps de Patricia est finalement retrouvé, dissimulé dans un conduit d'eau sous une petite route à 14 kilomètres de son domicile.  
Patricia Bouchon a les vertèbres et le crâne enfoncés par des coups. Son meurtrier a essayé de l'étrangler, un gant en latex est retrouvé enfoncé dans sa gorge.

Après deux gardes à vue, Laurent Dejean est finalement interpellé le 9 février 2014. Ce plaquiste originaire de Bouloc, présenté comme "psychotique" et ayant déjà subi des hospitalisations d'office et des "traitements très lourds", est inculpé d'homicide volontaire et écroué en 2015.

Depuis, Laurent Dejean ne cesse de clamer son innocence. Et coup de théâtre, le 18 janvier 2018, alors que le suspect conteste son renvoi devant une cour d'assises, l'avocat général de la chambre de l'instruction va dans ce sens en estimant qu'il n'y a pas, dans le dossier de 50.000 pages, les éléments nécessaires pour un renvoi devant la cour d'Assises. Selon la défense en effet, l'ADN retrouvé sur la victime ne correspond à Laurent Dejean. 

Un mois plus tard, la Chambre de l'Instruction décide de ne pas suivre les réquisitions du parquet général et confirme le renvoi de Laurent Dejean devant les assises. L'homme sera donc jugé du 14 au 29 mars 2019. 
 

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