Mort de Samy, 3 ans. L'autopsie confirme une strangulation, la maman et son compagnon mis en examen

Interrogés depuis le jeudi 16 novembre par les gendarmes de Muret, la mère de Samy et son compagnon ont été mis en examen. Ils sont soupçonnés d'avoir étranglé l'enfant de 3 ans après de nombreuses violences.

Ce n'était pas un accident. Samy, un enfant de 3 ans, retrouvé mort à son domicile jeudi 16 novembre à Saubens, près de Toulouse, est décédé "par asphyxie mécanique". C'est ce que révèlent les résultats de l'autopsie pratiquée le même jour et communiqués vendredi 17 novembre par le parquet de Toulouse. 

Diligenté par le procureur suite à la découverte "d'importantes traces de violences sur le corps de l'enfant", l'examen médico-légal a constaté "de multiples ecchymoses sur le corps de la victime, d'âge différents ainsi que des marques de strangulation". 

Déclarations incohérentes

Ces signes, probablement révélateurs de mauvais traitements, ont conduit au placement en garde à vue immédiat de la mère de l'enfant ainsi que de son compagnon. Lors de leur audition, le parquet précise que leurs déclarations sont "tout à fait incompatibles avec les constatations médico-légales". 

Âgés respectivement de 23 et 20 ans, la mère et son compagnon seront déférés devant un juge d'instruction et devront répondre des faits de meurtre sur personne âgée de moins de 15 ans. lls risquent la réclusion criminelle à perpétuité. 

Le père inquiet depuis plusieurs jours

Au matin du drame, l'émotion était vive dans cette petite commune du sud toulousain, et notamment à l'école maternelle où était scolarisé Samy. Encore sous le coup de la nouvelle du drame, une maman se confiait au présent : "Samy est dans la classe de notre fille, elle voit très bien qui c'est. Nous n'en avons pas encore parlé... On est très choqués avec mon mari". Comme nous le précisait hier le maire de Saubens, Jean-Marc Bergia, une équipe de psychologues a été rapidement dépêchée sur place pour accompagner les enfants mais aussi les adultes de l'école.

Quant au voisinage de l'appartement où habitait l'enfant, sa mère et son beau-père, c'est l'incrédulité qui domine. "On entendait souvent des cris mais comme peut le faire parfois une mère sur son enfant. Jamais nous n'avons entendu ou pensé à des violences", explique une voisine. Signe cependant que la situation a pu dégénérer rapidement, le parquet de Toulouse précise que le père de l'enfant, qui n'en avait pas la garde mais exerçait régulièrement un droit de visite, "s'était inquiété depuis quelques jours des conditions dans lesquels son fils vivait".

Un appel à un rassemblement en hommage au petit garçon est organisé samedi à 11h devant l'école.

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