" Nos enfants sont fatigués et désorientés" : le ras-le-bol de parents d'élèves face à la valse des remplaçants dans une école de Toulouse

Publié le
Écrit par Cécile Frechinos .

A Toulouse, une classe de maternelle subit une valse de remplaçants depuis la rentrée. Pire, certains matins les jeunes élèves découvrent qu'il n'y aura pas d'enseignant pour la journée. Une situation qui perturbe les enfants selon leurs parents.

La promesse d'un enseignant dans chaque classe semble difficile à tenir. Malgré un recrutement exceptionnel de contractuels, certaines restent orphelines de professeurs, trois semaines après la rentrée. 

C'est le cas de la classe 6 (moyenne et grande section) de l'école maternelle de Patte d'Oie à Toulouse. L'enseignante en poste est en congé maternité jusqu'au mois de mars. "Une situation qui était pourtant prévisible", regrette Clémence Couderc, parent d'élève. 

Une Atsem seule, en charge des enfants

Depuis le 1er septembre, les élèves de cette classe voient se succéder plusieurs enseignants remplaçants. Des périodes entrecoupées d'absence pure et simple de maître ou de maîtresse. 

"Lorsqu'il n'y aucun enseignant pour faire la classe de nos enfants, ces derniers sont répartis dans d'autres classes. Mais il est arrivé que d'autres enseignants manquent à l'appel dans cette école. Résultat, c'est l'Atsem seule qui a du prendre en charge nos enfants. Ce n'est pas du tout dans ses fonctions", souligne Clémence Couderc. 

Un manque de stabilité dont les enfants feraient les frais. 

Certains enfants ne veulent plus aller à l'école. C'est très déstabilisant pour eux.

Clémence Couderc

Parent d'élève

Le Rectorat a donné rendez-vous aux parents le 3 octobre. Date à laquelle il y aurait un remplaçant pérenne. Mais l'emploi du conditionnel inquiète les parents d'élèves qui ont décidé de se mobiliser. 

Ils manifesteront devant leur école ce mardi 27 septembre.

"Nous ne voulons plus attendre. Nos enfants sont fatigués et désorientés. Ils ont déjà perdu un mois d'enseignement. Ça n'est pas normal", s'indigne une des parents d'élèves. 

En France l'instruction est obligatoire dès l'âge de 3 ans, depuis une réforme souhaitée par Emmanuel Macron en 2019.  

Contacté par France 3 Occitanie le Rectorat de Toulouse n'a pour l'instant pas donné suite à nos sollicitations.

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