"On va faire bloc", la positive attitude de Bruno Le Maire en visite à Toulouse, l’aéronautique doit rebondir

En visite à Toulouse ce vendredi 22 janvier, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire a réitéré son soutien "total" et celui du gouvernement à la filière aéronautique. Un secteur en grande difficulté, l’un "des plus touché par la crise du covid où plus de 300 000 emplois sont en jeu".

 Bruno Le Maire, ministre de l'économie, en visite dans l'entreprise aéronautique Liebherr Aérospace à Aucamville, au nord de Toulouse
Bruno Le Maire, ministre de l'économie, en visite dans l'entreprise aéronautique Liebherr Aérospace à Aucamville, au nord de Toulouse © C.Fréchinos/FTV

Ce vendredi 22 janvier, le ministre de l’économie, des finances et de la relance, Bruno Le Maire a rencontré à Toulouse les acteurs de la filière aéronautique. Il a notamment visité l’entreprise Liebherr Aerospace à Aucamville. Tout un symbole. En effet, cette société, client principal d’Airbus, travaille sur les systèmes de refroidissement d’avions. Comme pour l’ensemble de la filière, Liebherr Aerospace est en perte de vitesse avec moins  40 % de chiffre d’affaires au compteur pour l’année 2020. Malgré les difficultés, la société maintient sa stratégie d'investissement, notamment en Recherches et Développement, soit près de 15% du budget accordé dans le développement de nouveaux produits.

Si le ministre de l’économie a choisi de visiter cette entreprise c’est pour affirmer "le soutien total" du gouvernement aux entreprises du secteur en difficultés, "le temps que la crise durera, nous accompagnerons la filière aéronautique, l’une des plus prestigieuse de France, l’un des secteurs les plus touchés par la crise du covid -19, une crise comparable à celle de 29, mais nous avons pris de bonnes mesures".

La crise du covid-19, un mal pour un bien 

Malgré ses difficultés, Liebherr Aérospace est accompagnée à hauteur de 4 millions d’euros par le plan de relance du gouvernement sur deux projets. La société a en effet bénéficié de 2,4 millions d’euros du plan de relance dans le cadre d’une relocalisation industrielle à Toulouse. D’autre part l'entreprise continue d'investir en Recherches et Développement en dépit de la crise. Elle a obtenu 1,5 million d’aide de l’Etat dans un projet portant sur l’hydrogène. Un exemple à suivre pour le ministre de l’économie qui incite les entreprises de la filière à emprunter le même chemin :

Sortez tous les projets que vous avez dans vos cartons, nous les financerons, la crise doit être un accélérateur de technologie. C’est maintenant qu’il faut investir.

Le prêt garanti par l’Etat, cheval de bataille ?

Lors d’une table ronde où le ministre de l’économie a échangé avec les acteurs locaux de la filière, la question de l'aide partielle de longue durée(APLD) a été abordée. Un moyen pour les entreprises de préserver les emplois et les compétences de ses salariés. Le prêt garanti par l'Etat a fait aussi débat. Si aujourd’hui, les entreprises bénéficient d’un prêt garanti par l’Etat qui leur permet un remboursement en 2022, elles ont cependant besoin de davantage d’oxygène. Bruno le Maire ne promet rien mais devrait demander à l’Europe un allongement du dispositif pour les entreprises les plus touchées.

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