PHOTOS. 5 photos sur les heurts à Toulouse après la manifestation contre la réforme des retraites

Pour la première fois à Toulouse depuis le début des manifestations contre la réforme des retraites, la situation a dégénéré aux termes du défilé. Heurts violents, mobilier urbain public et panneaux signalétiques dégradés... Toulouse après la manif en 5 photos.

Alors que les syndicats appellent à une 10e journée de mobilisation le mardi 28 mars, plusieurs incidents ont émaillé la manifestation de Toulouse (Haute-Garonne). Beaucoup de monde dans le cortège pour la plupart pacifistes, énormément de jeunes, la situation s'est envenimée autour de la place Jean-Jaurès à l'arrivée de la manifestation.

Des abribus, du mobilier urbain, des panneaux signalétiques et des vitrines ont été détruits. Selon le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc les dégâts se chiffrent "à plusieurs dizaines de milliers d'euros que le contribuable toulousain devra payer..."

La police a procédé à 35 d'interpellations, essentiellement des black blocs, des casseurs de l'ultra-gauche, des anarchistes placés en tête de cortège. Des affrontements parfois rudes et violents.

Selon un communiqué de la Préfecture de Haute-Garonne, "ce groupe a commis des dégradations et des violences graves à l'encontre des forces de l'ordre (jets de boules de pétanque, de pavés, de bris de ciment, d'objets métalliques de toute sorte) conduisant la police à user de grenades lacrymogènes en réponse".

Un jeu du chat et de la souris entre casseurs et forces de l'ordre. Ce matin les stigmates de ces violences sont encore visibles dans la ville rose. Selon le syndicat Alliance, plusieurs policiers ont été blessés.

L'observatoire Toulousain des Violences Policières a relevé l'utilisation de grenades GENL (grenade à éclats non létaux) qui ont intrigué la population.

Un peu partout, des feux ont été allumés avec des poubelles, des pneumatiques, des palettes en bois, du mobilier en plastique.

Tard dans la nuit et tôt ce matin, les services municipaux ont tenté d'effacer les dégâts occasionnés. Le préfet de la Haute-Garonne indique que : "Ainsi que l'a rappelé le ministre de l'Intérieur, si l'expression démocratique revendicative a toute sa place dans l'espace public, il ne saurait y avoir de tolérance pour les exactions commises sur les personnes et les biens par une minorité violente. Les auteurs de ces violences devront en répondre."

Selon Didier Martinez du syndicat SGP Police : "On se retrouve dans le contexte et la mouvance des Gilets jaunes. Tout ceci ravive des mauvais souvenirs avec ces personnes qui viennent à la fin des manifestations pour se battre et en découdre avec les forces de l'ordre. Notre objectif est toujours le même : préserver le domaine public, les commerces, protéger les passants et les manifestants pour empêcher de nuire ce qu'il faut bien appeler des délinquants. "

Une nouvelle manifestation est programmée pour le mardi 28 mars.

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