Plus de la moitié des emplois d'Airbus en France sont à Toulouse, ville la plus touchée par les suppressions de postes

Airbus doit préciser ce jeudi son vaste plan de restructuration et les 5 000 suppressions de postes annoncées en France pour faire face à la crise économique liée au coronavirus. L'inquiétude est grande à Toulouse, où le groupe emploie 27 000 personnes. Selon FO, 3 400 postes y seraient supprimés.

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C'est le premier employeur privé d'Occitanie et le fer de lance de toute la filière aéronautique dans la région. Un mastodonte qui génère de nombreux emplois directs ou indirects chez ses sous-traitants mais aussi dans tout le tissu économique local. Dans la tourmente à cause de la crise du coronavirus, Airbus a annoncé mardi un plan de restructuration d'une ampleur inédite. 15 000 postes sont menacés dans le monde, 5 000 en France. Qui sera concerné et sur quel site ? L'avionneur européen doit le préciser ce jeudi mais selon le syndicat FO, 3 400 postes seraient supprimés à Toulouse, ville de France qui compte le plus de sites et où Airbus emploie quelques 27 000 salariés.

 

Plus de la moitié des salariés d'Airbus en France sont à Toulouse

Siège social du groupe, Toulouse est aussi le lieu de production de nombreux avions commerciaux d'Airbus. Outre les chaînes d'assemblage, la ville rose accueille aussi de nombreux services d'ingénierie, de recherche, d'essais en vol. Sans parler des ressources humaines, du service clients ou du service financier...
Au total, Airbus emploie 27 000 personnes en région toulousaine où sont concentrés tous ses sites. C'est plus de la moitié des emplois français de l'avionneur européen, qui comptait 49 000 salariés en France à la fin de l'exercice 2019.
 

L'essentiel sur la branche aviation commerciale

L'essentiel de l'activité toulousaine est concentrée sur les avions commerciaux (A320, A330, A350). Cette branche emploie à elle seule quelques 21 000 personnes. Le détail des sites toulousains du groupe :
  • Blagnac : siège social, centrales, support, service clients et services marketing et commercial (1 500 salariés).
  • Saint-Martin-du-Touch : direction et services administratifs d’Airbus Opération SAS, ingénierie, organisation centrale et conception, développement des systèmes de l'avion militaire A400M et chaînes d’assemblage final de l'A320 et de l'A350.
  • Colomiers : usine Clément Ader,  chaîne d’assemblage final de l’A330, activités du Béluga, centre de livraison
  • Colomiers : usine Louis Bréguet, maintenance, support à la production.
  • Blagnac : usine Jean-Luc Lagardère : chaine d’assemblage final de l’A380 (dont Airbus a annoncé la fin pour 2021)
  • Toulouse : site de Saint-Eloi, fabrication des pylônes intégrant des réacteurs sur les ailes de toutes les familles d’avions Airbus, siège de la flotte d’avions de transport Beluga et lycée Airbus qui forme chaque année plus de 300 jeunes pour les métiers de l'aéronautique. (1 000 salariés)
  • Toulouse et Labège : deux entités d'Airbus Defense and Space qui produisent des satellites et des lanceurs spatiaux et procèdent à la collecte et à l’analyse numérique des données satellite (4 300 salariés). Des activités spatiales et de défense en difficulté : Airbus avait annoncé en février 2020, avant la crise du coronavirus, la suppression de 2 300 postes dans le monde, suscitant déjà l'inquiétude sur ses deux sites toulousains

Et de très nombreux sous-traitants

Au total, la filière aéronautique et spatiale génère quelques 110 000 emplois en Occitanie. Selon le conseil régional, elle représente 40% de l'emploi industriel régional et compte 1 100 entreprises. Autant d'entreprises qui vont comme Airbus, souffrir de la crise liée au coronavirus. Et qui vont aussi souffrir directement des difficultés d'Airbus.