Politique : "Moi mon bureau c'est le terrain. Lui il s'enferme à l'Elysée", Carole Delga attaque Emmanuel Macron

Carole Delga, la Présidente socialiste de la Région Occitanie était ce dimanche l'invitée de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3 Occitanie. Macron, le RN et le rassemblement de la gauche, voici ce qu'il faut retenir de son intervention.

Carole Delga, la présidente socialiste de la Région Occitanie était l'invitée ce dimanche de notre émission "Dimanche en politique". Voici ce qu'il faut retenir de son intervention. 

Macron à l'épreuve du pouvoir

Carole Delga s'est montrée très critique envers le chef de l'Etat, pourtant ancien collègue dans le gouvernement Hollande : "la réalité des faits lui est défavorable. Les français sont aujourd'hui révoltés par son arrogance et son mépris vis-à-vis de son peuple. Si on fait de la politique, on doit avoir de la clarté. On doit dire si on est de droite ou de gauche", explique la Présidente de Région. "Il faut travailler au service du peuple pour l'élever vers le progrès et tendre vers le partage des richesses."

Et d'ajouter : "pour réussir tous les défis, il faut être à l'écoute, connaître la vraie vie des gens. Moi mon bureau c'est le terrain. Lui il s'enferme à l'Elysée et quand il en sort, tout est fait pour organiser une distance. Je dis au président qu'il faut faire une pause, arrêter cette réforme des retraites injuste et injustifiée.. Il doit mener des réformes de progrès et de justice sociale pour que les premiers de corvée, tant sollicités au moment du confinement, puissent vivre dignement."

"Emmanuel Macron a transformé la France en Start-up nation et il n'a pas été attentif à ceux qui en ont le moins".

Le RN en embuscade

"le Rassemblement National, c'est l'ennemi de la République" a confié Carole Delga.

"L'extrême droite est a l'origine des régimes fasciste et nazi, et nous devons lutter tous ensemble contre ce fléau, ne serais-ce qu'en mémoire de tous ceux qui ont péri pendant la seconde guerre mondiale". 

La Présidente de Région a tenu à rappeler "que la situation actuelle lui rappelait les années 30. Regardez, la réforme des retraites, la grande gagnante c'est l'extrême droite. Quand on communique et qu'on twitte à tout va, on ne travaille pas. Et pourtant le RN au second tour, ce n'est pas une fatalité. Nous l'avons démontré lors de la dernière législative partielle en Ariège avec un duel à gauche (remporté par Martine Frogier, candidate socialiste dissidente). En Occitanie, nous avons aussi fait baisser le score du Rassemblement national de 10% et c'est une grande fierté pour moi. Pour le combattre au niveau national, nous devons proposer aux Français un vrai projet de société."

Nouvelle union de la gauche ?

Carole Delga plaide pour une "nouvelle union de la gauche, plus équilibrée", rappelant que "le PS dirige aujourd'hui la moitié des régions de France, un tiers des départements et les plus grandes villes de France. je suis favorable à un accord mais pas aux conditions de La France Insoumise". Concernant l'échéance présidentielle de 2027, Carole Delga demande à toutes les forces de gauche de se mettre au travail :" Il faut un vrai projet de gouvernement avec 3 axes prioritaires, l'école, les transports décarbonés et la santé".

A la question de Bruno Frediani "et vous, que feriez vous si vous étiez présidente?" L'élue socialiste répond du tac au tac : "Moi présidente", poursuit-elle "je ferai en sorte que tous les transports soient à 1 euro voire gratuits, c'est ce que je fais déjà à l'échelle de ma région. Il faut aider ceux qui n'ont pas d'autre choix que la voiture. Je milite aussi depuis 3 ans pour la gratuité des autoroutes l'été."

"Pour l'école il faut une véritable révolution éducative. L'Etat doit fournir tous les équipements éducatifs aux élèves. Je précise qu'en Occitanie nous avons la rentrée scolaire la moins chère de France. Ordinateurs, manuels et transports, nous prenons tout en charge. Il faudra aussi réformer la formation des enseignants, les recruter à bac + 3. Les augmenter ne suffit pas. Il faut que l'école permette la progression sociale". 

"Et puis il y a la santé. Il faut réformer en profondeur le système, à commencer par son principal pilier, l'hôpital. Nous devons donner plus de moyens aux soignants, sortir de l'intégrisme de la tarification à l'acte et soutenir la médecine de ville en les soulageant des charges administratives."

Un projet de gouvernement, dont Carole Delga entend bien être actrice. Elle appelle les partis de gauche à se mettre au travail le plus rapidement possible. 

L'actualité "Politique" vous intéresse ? Continuez votre exploration et découvrez d'autres thématiques dans notre newsletter quotidienne.
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
choisir une région
Occitanie
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité