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Pour la première fois, les “gilets jaunes” de Toulouse se scindent en trois cortèges

Itinéraire déclaré, non-déclaré et syndiqués : des scissions apparaissent au sein des "gilets jaunes". / © Sylvain Duchampt / France 3 Occitanie
Itinéraire déclaré, non-déclaré et syndiqués : des scissions apparaissent au sein des "gilets jaunes". / © Sylvain Duchampt / France 3 Occitanie

Y aurait-il des divergences d'opinions au sein des "gilets jaunes" ? Pour la première fois, trois groupes distincts marchent dans les rues de Toulouse ce samedi après-midi, chacun avec ses propres revendications. Syndicats, itinéraire déclaré ou non : ils sont plusieurs milliers à défiler.

Par Margot Desmas et S.D. avec AFP

Pour leur 12e semaine de mobilisation, il y a du nouveau chez les "gilets jaunes" de Toulouse. Si les femmes, chaque dimanche, organisent leur propre manifestation, le mouvement s'est, pour la première fois, divisé en trois cortèges, ce samedi 2 février.

D'abord, il y a eu les sympathisants de la CGT. Ils étaient plus d'une centaine à remonter le boulevard d'Arcole et de Strasbourg pour rejoindre un second cortège qui, lui, partait de Jean-Jaurès à 14h. Dans les rangs, plusieurs milliers de personnes, comme les week-ends précédents.

Les deux cortèges fusionnés doivent se sont rendus au Capitole autour de 16h, boulevard Wilson à 17h avant de terminer à François Verdier vers 18h, annoncent les "gilets jaunes" sur leur page Facebook.
 

"L'acte XII est une marche en hommage aux victimes et blessés depuis le début du mouvement. Venez donc tous avec un maquillage ensanglanté ou avec un œil bandé en référence aux violences policières subies", déclaraient-ils avant la marche de ce samedi. Certains se sont prêtés au jeu, comme le rapportent nos confrères de France Bleu Occitanie.
 

"Tout le monde déteste la police", "assassins", scandaient les manifestants aux forces de l'ordre dans les rues de la Ville rose. Et en tête de la marche, un ancien militaire, gilet jaune noué autour du bras.
 

Dans le cortège, Roméo Bigué, un étudiant de 20 ans, est poussé dans un fauteuil roulant par des amis. La jambe plâtrée, il affirme souffrir d'"une fracture au tibia, avec ITT de 90 jours", consécutive à "un tir de flashball" policier le 1er décembre. 

Le défilé s'est déroulé dans le calme jusqu'à 15h où les premiers tirs de gaz lacrymogène ont été lancés par les forces de l'ordre autour de la rue du Taur. Un défilé qui est resté sous tensions, en pleine polémique sur les lanceurs de balle de défense.
 

 

L'itinéraire déclaré peine à rassembler


Ultime cortège : une manifestation déclarée en Préfecture qui est partie de Compans Cafarelli à 14 heures. Le trajet doit emprunter uniquement les grands boulevards jusqu'au grand rond.

"Gilets jaunes, artisans, commerçants : tous rackettés", pouvait-on lire sur la banderolle en tête de cortège. Mais selon nos journalistes sur place, elle n'a réuni que très peu de partcipants, environ une cinquantaine.

"Nous avons loupé notre coup", reconnaissait un des organisateurs, le retraité Jean-Michel Bergon pour qui le "mouvement va se durcir" avec l'organisation de "grosses actions" lors de la Journée d'actions pour le pouvoir d'achat prévue mardi.
 

L'initiative a fait grand bruit chez les "gilets jaunes" toulousains. Beaucoup s'y sont opposés et ont préféré emprunter l'itinéraire non déclaré pour "préserver l'indépendance du mouvement", commentaient certains sur les réseaux sociaux.

Les organisateurs souhaitaient, au travers de cette manifestation déclarée, "sécuriser le cortège", retrouver "un lieu d'apaisement au sein du mouvement" et "démontrer que nous pouvons être pacifiques tout en manifestant notre mécontentement" du gouvernement.

L'une des trois personnes à l'origine de cette initiative a d'ores et déjà annoncé qu'à titre personnel, il ne reconduirait pas cette manifestation la semaine prochaine. La préfecture a pour sa part indiqué qu'elle ne fournirait pas de comptage comme elle l'a fait jusqu'à fin janvier, suite à des consignes du ministère de l'Intérieur.

 

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