Privés de salle, de jeunes boxeurs s'entraînent dehors près de Toulouse

Depuis septembre 2022, la vingtaine de boxeurs du club du Vivier à Cugnaux (Haute-Garonne) s'entraînent dehors, faute de pouvoir utiliser une salle du quartier.

"On est délaissé", déplore Karim Azagzaoui dépité. L'entraîneur et fondateur du Boxing club du Vivier doit faire toutes les séances à l'extérieur dans le quartier de Cugnaux, depuis la création de l'association en septembre 2022, faute de pouvoir utiliser une salle.

Pluie, vent, température hivernale... La vingtaine de boxeurs dont dix enfants, de 6 à 12 ans, pratiquent le noble art en plein air, à quelques centaines de mètres d'une des salles de la ville. "On prend un kway ou on va sous le préau, s'il pleut trop. C'est très dur, mais on le fait."

"On se heurte à un mur"

Créé cet été, le club de boxe, fondé par le couple Azagzaoui, est un projet qui s'insère dans l'éducation par le sport, en plein quartier du Vivier, classé en quartier prioritaire de la Ville (QPV).

Pour Karim Azagzaoui, ancien boxeur professionnel au "JSC Boxe Cugnaux", qui a grandi au Vivier, cette association se "veut comme vecteur de lien social, de prévention contre la délinquance et de lutte contre toute violence".

Le sportif affirme avoir reçu le "soutien du maire de Cugnaux" au départ, dès que les deux hommes ont discuté du projet en juin 2022, avant que celui-ci ne change d'avis à la rentrée.

"Il me dit qu'il n'a pas de salle pour moi", rapporte l'ancien pugiliste. "Je propose des solutions mais on se heurte à un mur" malgré les nombreuses réunions entre les deux parties.

Une salle se situe à une centaine de mètres de là où s'entraîne la vingtaine de licenciés. Elle conviendrait aux dirigeants du club qui rapportent que la municipalité l'estime au contraire inadaptée.

Le co-fondateur du club du Vivier rapporte que durant ces échanges une seule porte de sortie lui aurait été désignée : que ces licenciés aillent dans l'autre club de la ville pour s'entraîner, le "JSC Boxe Cugnaux".

Contacté, le maire ne nous a, pour l'heure, pas répondu.

"Je continuerai à me battre pour notre joli projet", conclut Karim Azagzaoui, soutenu par le comité régional d'Occitanie et la fédération de boxe. Mais l'obtention d'une salle "est au point mort".