Réforme des retraites à Toulouse : des individus interpellés, des étudiants mobilisés et des manifestants dénoncent des violences policières

Comme il fallait s'y attendre, la journée post motion de censure à l'Assemblée a laissé des traces. Plusieurs blocages et manifestations se sont déroulés à Toulouse, mardi 21 mars. 3 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Des rassemblements ont eu lieu devant les commissariats de la ville pour demander leur libération.

Tôt ce mardi matin, les premières actions se sont mise en place. Un rond point à Blagnac bloqué pour filtrer les automobilistes a créé d'importants bouchons sur les rocades.

Cette action provoquées par une soixantaine de manifestants s'est ensuite poursuivie le long des lignes de tramway dans le quartier d'Ancely. C'est là que les heurts se sont produits. Selon plusieurs témoins, la police a lancé des gaz lacrymogène et plusieurs personnes ont été appréhendées.

Dénonciations des violences policières

Selon Sud Santé Sociaux 31, "la grosse soixantaine de militant.es pacifistes a été chargée sans sommation, bloquée, frappée, gâzée au poivre à plusieurs reprises puis matraquée violemment (dont des coups à l'entrejambe sur certaines femmes et des coups à la tête). Plusieurs personnes ont été interpellées arbitrairement. 3 sont encore en garde à vue jusqu'à demain 9h minimum."

Des individus interpellés, des facs à l'arrêt

Ces interpellations ont entraîné la colère des manifestants. Ils se sont rendus dans un premier temps devant le commissariat central de Toulouse dans le quartier des Minimes puis plus tard à Bellefontaine pour demander la libération des personnes placées en garde à vue. 

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Plusieurs manifestants dont beaucoup d'étudiants se sont rendus devant le commissariat Bellefontaine de Toulouse pour demander la libération des personnes interpellées lors de la protestation contre l'adoption de la réforme des retraites. ©Christophe Romain FTV

Pendant ce temps à l'université Jean Jaurès de Toulouse la mobilisation contre la réforme des retraites s'intensifie. Cet amphithéâtre de 700 places est plein pour la 1ere fois depuis le début de la contestation. Le blocage de la faculté vient d'être voté pour jeudi.

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Et le mouvement dépasse les frontières.

Un peu plus loin, à sciences po Toulouse, les cours se sont arrêtés le 7 mars dernier. Ici ce sont les élèves de l'institut d'études politiques qui ont bloqué l'école les premiers. Suivi récemment par les professeurs. 

A Jean Jaurès comme à Sciences po la mobilisation des étudiants contre la réforme des retraites s'intensifie. Bon nombre d'étudiants sont allés manifester devant les commissariats toulousains.

D'autres actions à Montauban ou Albi

Tôt ce matin, l'intersyndicale a bloqué le principal centre de tri du courrier à Montauban. Comme à Toulouse, plusieurs ronds-points ont été occupés avec distributions de tracts et filtrage des automobilistes. Les manifestants se sont rendus également devant la préfecture et devant la mairie de la ville.

A la gare d'Albi, les trains restent à quais également depuis plusieurs jours.

Autant d'actions qui préfigurent une mobilisation très importante pour le jeudi 23 mars.

(Benoît Roux avec Christophe Romain)