Haute-Garonne : sept personnes arrêtées soupçonnées d'avoir incendié des antennes 5G et des radars

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Écrit par June Raclet .

Sept personnes ont été interpellées par les gendarmes en début de semaine, soupçonnées d’avoir participé à des dégradations sur une antenne-relais 5G à Carbonne (Haute-Garonne) et des radars à Thouars-sur-Arize (Ariège).

C’est un coup de filet important pour les gendarmes. Ce mardi 22 novembre, les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse ont interpellé un homme et six femmes, soupçonnés d’avoir incendié une antenne 5G à Carbonne, au sud de Toulouse (Haute-Garonne), et des radars automatiques à Thouars-sur-Arize (Ariège), une quinzaine de kilomètres plus au sud en Ariège, en mars et en avril dernier.

Des "antipass", "antivax" et gilets jaunes

Sur chaque lieu, des inscriptions indiquant " Le peuple " ont été découvertes au sol, ainsi que des pneus partiellement calcinés, qui avaient servi à incendier les armoires électriques des antennes-relais ou les radars.

Les personnes interpellées sont considérées comme appartenant à la mouvance contestataire multiforme : "antipass", "antivax", gilets jaunes, etc… Certains d’entre eux ont déjà participé à des manifestations ou des actions liées à cette mouvance, et pour une partie des faits, revenaient d’un lieu de manifestation.

Samuel Vuelta-Simon, procureur de la République de Toulouse

Le travail d’enquête a permis d’identifier sept individus pouvant être impliqués dans les faits, habitants l’Ariège, la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Orientales. Trois femmes de 36, 37 et 46 ans sont toujours en garde-à-vue, ainsi qu’un homme de 38 ans. 

Risque de 20 ans de prison

Depuis quelques années, les dégradations d’antennes-relais se multiplient, sans que les autorités parviennent à identifier les auteurs. Ce coup de filet est donc une très bonne nouvelle pour les forces de l’ordre.

Les préjudices estimés pour ce type de fait peuvent aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros. Le procureur de la République tient à rappeler qu’« outre le fait que ces détériorations occasionnent des coupures privant de toute communication des dizaines de milliers d’usagers, en cas d’urgence, parfois vitale, les services de secours ou de sécurité ne sont plus joignables durant ces périodes. »

S’ils sont reconnus coupables, les interpellés risquent une peine très lourde : jusqu’à 20 ans de prison et 150 000 euros d’amende. Le juge d’instruction décidera de leur destination judiciaire demain, vendredi 25 novembre.  

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