Soupçons de maltraitance animale : "ce refuge n'appartient pas à la SPA", la Société protectrice des animaux dénonce la situation dans un site d'accueil

Suite aux révélations choquantes sur des actes de maltraitance animale présumés dans un refuge à Toulouse (Haute-Garonne), la Société Protectrice des Animaux (SPA) exprime son indignation et sa détermination à agir. Le lieu d'accueil incriminé n'appartient pas à ses 73 structures installées à travers toute la France.

"La SPA a été particulièrement choquée et indignée des actes de maltraitance qui auraient été commis sur des animaux, dans un refuge de Toulouse et dont la presse s'est fait l'écho". Après les révélations de France 3 Occitanie et la mobilisation d'anciens salariés et bénévoles, la Société protectrice des animaux a voulu se faire entendre, dans un communiqué de presse diffusé le dimanche 10 mars 2024, sur la situation d'un refuge à Toulouse (Haute-Garonne). 

Violences et euthanasies illégales

Une enquête judiciaire visant l'Association toulousaine de protection des animaux (ATPA-SPA) de Toulouse (Haute-Garonne) a été ouverte pour des agissements particulièrement graves. Plusieurs signalements ont été faits pour des cas d'animaux frappés, privés de soins et parfois euthanasiés illégalement.

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La SPA veut également totalement se démarquer de cette affaire, rappelant que ce site n'appartient pas à son réseau.

"Nous nous existons depuis 1845, explique sur le plateau de BFM TV, Jacques Fombonne, président de la Société protectrice des Animaux (SPA). Au XIXe et au XXe siècle, il y a eu des associations qui ont pris notre nom parce que ça marchait bien. La Cour de cassation qui a dit que désormais plus aucune nouvelle association ne peut prendre notre nom, mais celles qui depuis longtemps le portait peuvent continuer."

Un lieu n'appartenant pas aux 73 structures de la SPA

Partout, en France, des refuges portent le nom SPA, mais n'appartiennent pas aux 73 structures "officielles" et "ne sont pas réglementés par le protocole que vous avez de la SPA". 

Le conseil d'administration de le conseil d'administration de la Société protectrice des animaux n'écarte pas la possibilité de déposer plainte pour l'atteinte portée à son image. Une pétition appelant à "garantir les conditions de vie des animaux du refuge" lancée sur internet assemblait lundi matin plus de 8.000 signatures.