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Survivant de la tuerie de l'école juive de Toulouse, Bryan Bijaoui va témoigner au second procès Merah

Bryan Bijaoui en 2012 avec son avocat / © MaxPPP
Bryan Bijaoui en 2012 avec son avocat / © MaxPPP

Le procès en appel d'Abdelkader Merah et Fettah Malki devant la Cour d'assises spéciale de Paris s'ouvre ce lundi 25 mars : le jeune homme, grièvement blessé par le terroriste le 19 mars 2012 et aujourd'hui âgé de 22 ans, devrait pour la première fois venir s'exprimer à la barre. 

Par Fabrice Valery

Il n'avait pas pu venir au premier procès, trop tourmenté par les images qu'il a toujours en tête : celle de ce terroriste qui, le 19 mars 2012 à 7h55, a abattu trois enfants et le père de deux d'entres eux et l'a lui-même blessé très grièvement.

Bryan Bijaoui, 15 ans au moment des faits, a cette fois décidé de venir témoigner au procès en appel des complices présumés de Mohamed Merah, son frère Abdelkader et son ami d'enfance Fettah Malki.

C'est une décision qui a été difficile à prendre, a indiqué son avocat Maître Philippe Soussi à France 3. Mais il a aujourd'hui 22 ans et il se sent capable d'aller devant la cour et de raconter cette terrible journée. 

Toutefois, selon son avocat, Bryan, qui vit sur la Côte d'Azur, se réserve le droit, jusqu'au dernier moment, de rénoncer à se rendre à Paris. 
 

Le 19 mars 2012, Bryan Bijaoui a été pris pour cible par Mohammed Merah dans la cour de l'école Ozar Hatorah à Toulouse : il a été touché par balles et souffre de lésions au coeur, aux poumons et à l'appareil digestif. 

Soigné à Toulouse, il va regagner ensuite sa famille près de Nice. C'est là que le jeune garçon va entamer un travail psychologique. Au premier procès, en 2017, c'est d'ailleurs sa psychologue qui était venue témoigner à sa place.
 

Elle avait décrit un jeune homme "hanté" par l'image de "la petite fille", Myriam Monsonégo, fille du directeur de l'école, abattu par le terroriste, et que l'adolescent avait pour mission de "surveiller" dans la cour avec un copain avant qu'elle ne parte comme chaque matin pour une autre école : 

J’ai vu l’homme attraper la petite par l’arrière de la tête et lui tirer une balle dans la tête

Hanté par ses images, vécues à l'âge de 15 ans, le jeune homme a décidé de franchir le pas. S'il ne revient pas sur sa décision, il devrait être devant la Cour le 8 avril. 
 

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