Sylvain Boulais jugé en appel à partir de lundi pour le meurtre de Maureen Jacquier en 2015

Sylvain Boulais, condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de Maureen Jacquier, tuée chez elle de 63 coups de couteau, sera jugé en appel par la cour d'assises de Montauban, du 2 au 6 mars 2020. L'homme, ancien collègue et ami de la victime, a toujours clamé son innocence. 

Sylvain Boulais avait été interpellé par la police en juin 2015, quatre mois après le meurtre de Maureen Jacquier.
Sylvain Boulais avait été interpellé par la police en juin 2015, quatre mois après le meurtre de Maureen Jacquier. © Thierry Bordas/MaxPPP
Sitôt après sa condamnation à 30 ans de prison pour le meurtre de Maureen Jacquier, Sylvain Boulais avait annoncé qu'il faisait appel de ce jugement. Une attitude en totale cohérence avec son attitude depuis son interpellation : le jeune homme en effet a toujours clamé son innocence. 

Une jeune femme retrouvée morte chez elle

Les faits remontent à la fin du mois de février 2015 : Maureen Jacquier, une jeune femme de 19 ans, mécanicienne chez Airbus, est retrouvée morte dans son appartement du quartier des Minimes à Toulouse. Ses parents, inquiets de ne pas avoir de ses nouvelles, avaient fait la macabre découverte : l'autopsie révèlera plus tard que leur fille a été victime de 63 coups de couteau. 
 

Un suspect interpellé 4 mois après

Le 11 juin 2015, quatre mois après la mort de Maureen Jacquier, un de ses anciens collègues, proche de la jeune femme, est interpellé par la police. Il est lui aussi mécanicien à Airbus et fréquente amicalement Maureen depuis deux ans. L'enquête révèle que son ADN est présent dans l'appartement de la victime : trois traces, mêlées au sang de la victime, sont retrouvées notamment sur une couette et une serviette. En revanche, pas de trace ADN sous les ongles de la jeune femme qui s'est défendue face à son agresseur. Ce sont ces traces, ainsi qu'un "trou" dans la téléphonie du suspect, qui ont orienté vers lui les enquêteurs. Mais Sylvain Boulais, lui, a toujours nié les faits. Jusqu'à la cour d'assises de Toulouse, qui le juge et le condamne à 30 ans de réclusion en janvier 2019. 
 

Un nouveau procès à Montauban

Pour sa famille, aucun autre suspect n'a été recherché et le doute n'a pas profité à l'accusé. Un procès en appel permettra-t-il de démontrer les éventuelles zones d'ombre de l'enquête ? Il s'ouvre devant la cour d'assises de Montauban lundi 2 mars 2020. Le verdict est attendu vendredi 6 mars.
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