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Toulouse : 30 pompiers sur 150 en arrêt maladie pour surmenage à la caserne Vion

Le centre de secours Jacques Vion à Toulouse / © Google
Le centre de secours Jacques Vion à Toulouse / © Google

INFO FRANCE 3 MIDI-PYRENEES - En ce début de semaine, un pompier professionnel sur cinq de la plus importante caserne de la région est en arrêt maladie pour burn-out ou surmenage. 

Par Fabrice Valery

Jamais le centre de secours Jacques Vion à Toulouse n'a connu une pareille "épidémie" : depuis la fin de semaine dernière, une trentaine de pompiers professionnels sont en arrêt maladie pour burn-out ou surmenage. Un pompier sur cinq ! 150 pompiers sont affectés à la caserne Vion de Toulouse, qui réalise 11 000 interventions chaque année en moyenne. 

"Un mal-être général"

"L'élément déclencheur, explique un pompier qui requiert l'anonymat, c'est un incident pour une équipe qui a été chahutée en milieu de semaine dans un camp de gens du voyage. Mais ce n'est pas la violence ou l'évolution de la société qui est à l'origine de ce malaise : c'est un mal-être général des pompiers de Haute-Garonne, qui ont des rapports tendus avec la hiérarchie". 
Ces arrêts maladie en masse pose de graves problèmes d'organisation des services de secours dans l'agglomération toulousaine. 

Le temps de travail et l'organisation en question

Ce que les sapeurs-pompiers reprochent à leur direction ce sont des plannings éreintants, des sorties incessantes dont certaines pourraient être prises en charge par des ambulances privées, un temps de travail explosif. "Nous sommes un peu les porte-paroles des centres de secours du département, explique ce pompier, mais c'est partout pareil". 
"Nous faisons ce métier par passion
, dit-il encore, attachés au service public, mais notre hiérarchie ne fait aucun effort. On ne demande pas d'argent, même pas des embauche, simplement de mieux articuler l'organisation des équipes". 

CHSCT extraordinaire et... manifestation​ ?

La direction du Service d'Incendie et de Secours (SDIS) de Haute-Garonne n'était pas joignable ce lundi. Après le départ de Pierre izard du Conseil départemental (avec lequel les pompiers avaient déjà des rapports très tendus), c'est désormais l'ex-députée Emilienne Poumirol qui préside le SDIS 31. Les pompiers de la caserne Vion l'ont sollicité. Elle indique "être très attentive à cette situation" pour laquelle elle a convoqué un Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) pour mardi après-midi. Les pompiers, qui n'ont pas le droit de grève, pourraient s'y montrer nombreux. 

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