Toulouse : 810 passagers au total concernés par les retards de vols vers l'Espagne

La panne d'un avion entre Toulouse et Malaga a conduit à des retards en cascade de près de 40 heures pour certains vols. 

Quelque 810 voyageurs ont été affectés par des retards allant de 8 à 39 heures sur des vols entre la France et l'Espagne, dus à un problème technique d'un avion d'une compagnie belge. Un avion de la compagnie Jetairfly, filiale de TUI Travel, qui devait partir de Toulouse samedi à 6H00 du matin avec 126 passagers, a été maintenu au sol suite à un problème technique.

"La pièce de remplacement n'était pas disponible ni à Toulouse ni à Bruxelles, on a dû la faire parvenir de Hanovre par un jet privé", a indiqué Florence Bruyère. "La réparation a pris plus de temps que prévu. On a cherché un avion de remplacement qu'on n'a pas trouvé immédiatement", a-t-elle poursuivi.

L'avion concerné par le problème technique devait effectuer toute une série de vols dans la journée: une fois arrivé à Malaga, il devait rejoindre Marseille, avant de retourner à Malaga, puis à Toulouse, et enfin à Lanzarote (Canaries).

En y ajoutant un vol prévu avec ce même avion le dimanche matin entre Toulouse et Ibiza, également retardé, ce sont quelque 810 personnes qui ont été touchées par des retards allant de 8 heures à 39 heures, a indiqué la porte-parole. Plusieurs
centaines de personnes ont dû être hébergées à l'hôtel aux frais de la compagnie.

"J'avais un vol à Malaga à 8H55 samedi, et je viens d'arriver à 21H30" dimanche a indiqué Caroline, qui se présente comme une passagère marseillaise de 21 ans.
"Nous avons attendus hier (samedi) plus de 15 heures dans un aéroport, sans aucune information, et entre samedi et dimanche notre vol a été décalé au moins 8 fois", a-t-elle déploré, affirmant avoir été rapatriée samedi soir dans un hôtel où "7 personnes ont dormi dans des canapés" faute de place.

L'avion en question a finalement été réparé, et un A340 a été emprunté à une compagnie espagnole. Les derniers passagers devaient arriver à leur destination lundi peu après minuit.

"Nous allons analyser ce qu'il s'est passé, surtout pour la communication aux passagers, on prend vraiment ça au sérieux", a indiqué Mme Bruyère, qui conseille aux passagers d'"introduire une plainte" auprès des tour operators concernés ou de la compagnie elle-même.