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Toulouse : les assistantes de vie scolaire (AVS) mécontentes de leur statut

Une délégation d'AVS a été reçue ce mercredi au Rectorat pour protester "contre une précarité institutionnalisée au sein de l'Education nationale" / © France 3 Occitanie
Une délégation d'AVS a été reçue ce mercredi au Rectorat pour protester "contre une précarité institutionnalisée au sein de l'Education nationale" / © France 3 Occitanie

Une délégation d'Assistants de Vie Scolaire (AVS), menée par la CGT, a été reçue au Rectorat ce mercredi 4 juillet. Objectif de ces accompagnants d'élèves handicapés : plaider pour une revalorisation de leurs salaires et la reconnaissance de leurs compétences. 

 

Par Christine Ravier

Elles se qualifient de travailleurs pauvres de l'Education nationale, les assistantes de vie scolaire ont obtenu la signature de contrats à durée indéterminée (CDI) mais les conditions sont telles qu'elles dénoncent une précarisation institutionnalisée.

Ce mercredi 4 juillet, une délégation de cinq d'entre elles, menée par Corinne Vaulot, déléguée CGT-Education, a été reçue au Rectorat de Toulouse. Enjeu : faire reconnaître leurs compétences et leur travail.
 

Temps partiel imposé


Claudine a fait partie de cette délégation. Elle est AVS depuis 9 ans. Mais elle doit recommencer à zéro pour espérer être titularisée dans 6 ans car son employeur était, jusque-là, une mairie. Or l'Education nationale ne reconnaît pas son ancienneté dans la profession. 

Cette AVS touche actuellement 730€ net pour un temps partiel imposé de 24 heures qui n'inclut que la présence en classe aux côtés de l'élève de lycée qu'elle assiste. Le temps de préparation des cours avec des supports adaptés n'est pas compté, la relecture des notes avec l'élève tout comme les multiples concertations avec les parents non plus.
 

Manque de reconnaissance


Amélie, elle, est venue signer son CDI au Rectorat ce même mercredi. Elle vient de Montréjeau. Après 6 années de CDD comme AVS, cette titulaire d'un DEUG de psychologie est prête à partir pour la Suisse pour exercer le même métier.

"La différence, c'est que là-bas, c'est un métier reconnu, rémunéré 3.000 à 3.500 euros par mois. Je continue car j'aime passionnément ce travail, avoue-t-elle, mais je suis triste".
 

Un "job" pourtant extraordinaire


"En France, c'est un "job"... on s'occupe d'enfants autistes, tétraplégiques, de jeunes qui sont dyspraxiques. Ils ont besoin de nous mais on n'a aucune reconnaissance alors qu'on pourrait en faire un métier extraordinaire !"

90% des postes d'AVS sont occupés par des femmes d'après la CGT... Une preuve, s'il en était besoin, de la paupérisation que subissent les femmes dans le monde du travail. 

 

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