Toulouse : "Et si le RER changeait votre vie ?", une enquête lancée dans la grande agglomération toulousaine

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Écrit par June Raclet .

L’association Rallumons l’Étoile lance, ce jeudi 24 novembre, une enquête à destination des habitants de la grande agglomération de Toulouse concernant leurs modes de déplacements et l’impact que pourrait avoir le développement du RER toulousain.

"L’objectif de l’enquête, c’est de rendre le RER concret pour le grand public", explique Benoît Lanusse, président de l’association Rallumons l’Étoile qui promeut le développement du RER toulousain.



Du 24 novembre au 8 décembre, l’association propose un questionnaire en ligne, afin de mieux comprendre les modes de déplacements et les attentes des habitants de la grande agglomération toulousaine. Elle espère ainsi que les citoyens s’emparent de la question du RER, tout en alimentant les réflexions des acteurs décisionnaires.

"Avec ce questionnaire qui prend 5 minutes, on cherche à savoir si des mesures très concrètes, comme des trains cadencés toutes les demi-heures, de 5 heures à minuit, avec une tarification intégrée, pourraient changer le quotidien des habitants de le grand agglo", précise Benoît Lanusse. 

Pour mener cette enquête, l’association "Rallumons l’Étoile" s’appuie sur 13 étudiants du Master Transmob de l’université Jean Jaurès.

Des trains toutes les 30mn de 5h à minuit

Loin d’un projet titanesque qui coûterait des milliards, l’idée du RER toulousain présentée par l’association est de développer les six branches de l’étoile ferroviaire déjà existante à Toulouse, à travers 5 mesures principales : 

  • Six lignes de RER cadencées toutes les 30 minutes de 5 heures à minuit,
  • Un nœud de correspondances RER à Matabiau,
  • Une tarification intégrée (un système de billets et d’abonnements simple et bon marché pour tous les usagers permettant de prendre tous les transports en commun),
  • Des bus coordonnés,
  • Un système " train + vélo" performant avec des pistes sécurisées pour accéder aux gares et des services adaptés dans celles-ci.

Le principe de développer et cadencer les lignes de trains existantes a déjà été appliqué à Strasbourg, pour un surcoût d’environ 14 millions d’euros par an, financé à part égale par la Région et la Métropole. Le nombre de trains a augmenté de 60 % en semaine, il a été multiplié par 3 le samedi, et par 2 le dimanche.



"Si on imagine le même modèle pour Toulouse, on peut avoir un vrai réseau RER d’ici 2024, sans aucun travaux, ni rame supplémentaires. Avec des trains toutes les trente minutes, la fréquentation explose, et les dépenses supplémentaires sont grosso modo compensées par le surplus de recettes", estime Benoit Lanusse.

Un accord de principe entre les différents acteurs

Pour le moment, un accord de principe sur une première phase du RER a été trouvé entre la Région, Toulouse Métropole, le Conseil départemental et Tisséo. Ces différents acteurs se retrouveront début décembre à l’occasion de la réunion du "comité de pilotage des études multimodales", qui a lancé il y a quelques années une étude de grande ampleur sur les déplacements des Toulousains.



L’association Rallumons l'Etoile espère une prise de position commune des différentes parties en faveur du RER toulousain à cette occasion. Les conclusions de l’enquête seront quant à elles rendues au plus tard début janvier.

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