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A Toulouse, face aux manquements du dispositif hivernal, Médecins du Monde continue sa mission sur le terrain

Médecins du Monde organise deux maraudes par semaine à Toulouse pour venir en aide aux personnes dans la rue. / © France 3 Occitanie
Médecins du Monde organise deux maraudes par semaine à Toulouse pour venir en aide aux personnes dans la rue. / © France 3 Occitanie

Avec la vague de froid de ces derniers jours, le plan grand froid a été activé. Les hébergements d'urgence ouverts ne répondent pas aux besoins. Médecins du Monde essaie avec ses maraudes d'aider au mieux les personnes toujours dans la rue.  

Par Sylvain Duchampt

"Il y a trois ans ce n'était pas aussi dur" Alexandra Charles écrase une larme. La bénévole de Médecins du Monde a vu, au cours des maraudes de l'association, la situation subitement se dégrader à Toulouse. Dans les rues est apparue une nouvelle population aux côtés des sans domiciles fixes qui ne peuvent pas être accueillis en raison de leurs chiens : des familles entières, parfois avec des nouveaux nés, venant d'Europe, d'Afrique et du Proche-Orient. "On ne s'habitue pas aux personnes qui dorment dans la rue mais pour moi on ne peut pas s'habituer d'y voir aussi un enfant ou une femme enceinte. C'est inacceptable." 

Des gymnases inadaptés

Des campements faits de palettes, de cartons, de toiles plastiques, se sont multipliés un peu partout à Toulouse, comme par exemple sur les bords de Garonne, près du quartier d'Empalot.
Comme chaque année, la période de grand froid n'a pas été anticipée. Le dispositif hivernal ne permet pas de répondre aux besoins. "Les gymnases ne sont pas adaptés, estime l'infirmière. Il faut y aller pour comprendre : voir cette enfilade de lits de camps, ces gens que l'on entasse dans un bâtiment qui n'est pas prévu pour ça. Le lendemain matin à 8 heures, ils retournent dans la rue, souvent sans avoir pris de petit déjeuner, sans personne pour les ramener en centre-ville alors que le gymnase est dans une zone isolée."

Deux maraudes par semaine

Au point qu'Alexandra a envisagé arrêter les maraudes : "c'est parfois trop difficile de voir des familles craquer littéralement devant nous. Il faut arriver à rentrer le soir chez soit avec ça.  On en parle très régulièrement entre nous, bénévoles de Médecins du Monde. Maintenant on s'y fait, on s'y est habitué mais au début ce n'est pas facile."  

Reportage avec l'équipe de la maraude de Médecins du Monde : Sylvain Duchampt - Serge Djian
 
Maraude Médecins du Monde

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