Toulouse : moins d' hospitalisations dues à l'insuffisance cardiaque grâce à la téléconsultation

Entre 2013 et 2017, le service de cardiologie de l’hôpital Rangueil a mené une étude expérimentale, à l’échelle nationale, de télésuivi de l’insuffisance cardiaque. Les résultats publiés le 22 juin révèlent une diminution du risque de première hospitalisation.

Illustration du boitier de télésurveillance utilisé dans le cadre de l'étude Osicat.
Illustration du boitier de télésurveillance utilisé dans le cadre de l'étude Osicat. © Jean-Pierre Duntze / FTV
OSICAT pour Optimisation de la Surveillance ambulatoire des Insuffisants Cardiaques par Télécardiologie, est un projet de télémédecine mis en place à Toulouse et destiné à mesurer les effets de la téléconsultation à domicile des patients atteints d’insuffisance cardiaque.
Le dispositif consiste en un boitier communicant relié au pèse-personne du patient qui permet à une infirmière spécialisée basée à Rangueil, de surveiller à distance les symptômes tels que la prise de poids, l’essoufflement, la fatigue ou les œdèmes.

L’insuffisance cardiaque se manifeste surtout par la rétention d’eau dans les jambes, d’où l’importance de surveiller le poids. Le boitier connecté recueille aussi d’autres données sur l’état de santé général, il permet de mieux connaitre les habitudes du patient.
Les alarmes sont générées en amont et l’équipe médicale peut donc agir rapidement pour éviter l’aggravation des symptômes, potentiellement suivie d'une décompensation cardiaque puis d'une hospitalisation.

Près d’un millier de patients a été suivi à distance en France dans 38 services de cardiologie, grâce à ce dispositif mis au point par la société Air Liquide.

Les résultats sont positifs, constate le professeur Michel Galinier.

20% d'hospitalisation en moins

Une diminution de 20% du risque d’hospitalisation a été observée chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque. Ce sont les malades en stade 3 et 4 et les patients les plus isolés qui ont tiré le plus de bénéfices de cette technologie.

Professeur Michel Galinier

Depuis 2018, un nouveau programme de télésurveillance médicale a été lancé par l’Assurance Maladie.
A Toulouse, une cohorte de 220 patients est suivie par les services de cardiologie dont ils dépendent. La moindre alerte est directement prise en charge par téléphone ou par le biais d’une consultation avec le malade.

On est plus efficient, car la réponse est fournie directement au patient.

Professeur Michel Galinier


Le dispositif est déjà déployé au niveau national, 3 000 patients sont associés à cette expérimentation.
Le programme Etapes a permis de diminuer de moitié les hospitalisons, et par conséquent de limiter les embouteillages dans les services de cardiologie.

Pendant la période de Covid, les patients télésurveillés ont bénéficié d’un meilleur suivi médical.
« Ça va dans le bon sens »  précise le professeur.

 
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