Toulouse : les précaires de l'Université Jean Jaurès ne veulent plus travailler sans être payés

"Le collectif des travailleurs et travailleuses précaires du Mirail", qui regroupe enseignants et personnels administratifs non titulaires de l'Université Jean-Jaurès, exige un calendrier de paiement de leurs prestations. Faute de quoi ils menacent de cesser le travail.

Le campus de l'université Jean Jaurès à Toulouse.
Le campus de l'université Jean Jaurès à Toulouse. © MaxPPP
Après son occupation pendant deux mois et son évacuation par les forces de l'ordre mercredi, l'Université Toulouse 1 Jean Jaurès, administrativement fermée jusqu'au 22 mai, doit faire face à la colère de ses personnels non titulaires qui n'auraient pas été payés, pour certains, depuis le début de l'année universitaire.

Dans un communiqué publié lundi, le "Collectif des travailleurs et travailleuses précaires du Mirail", qui regroupe enseignants et personnels administratifs non titulaires de l'Université Jean Jaurès, affirme que son administrateur provisoire Richard Laganier "bloque les paiements des personnels non titulaires".

Les représentants de ces personnels non titulaires indiquent avoir rencontré 3 fois l'administrateur depuis le 13 avril. Mais "force est de constater que la situation est bloquée", dénoncent-ils.

"Des attestations employeur permettant d’accéder à nos droits au chômage et des payes des services du premier semestre sont toujours coincées dans les tuyaux. Comme chaque année, nous sommes la dernière roue du carrosse. Les problèmes de paiement, les tracasseries administratives sont notre lot habituel. L’université a pris des engagements, elle doit les honorer", poursuit le collectif qui exige "une garantie écrite de la part de l'administration proposant un calendrier clair concernant la mise en paiement de nos salaires". 

"Il est hors de question de continuer à travailler en l’absence de cet engagement ferme", annonce enfin le collectif.

Ces personnels précisent également qu'ils effectuent "jusqu’à 60% des enseignements dans certaines licences". "Nous encadrons des masters, nous permettons l’ouverture des bibliothèques, nous corrigeons des copies, nous surveillons des examens…Nous laissons chacun.e imaginer les conséquences sur la fin du semestre et même sur la prochaine rentrée", précisent-ils.

Le paiement des personnels non titulaire de l'Université est un problème récurrent dans l'enseignement supérieur.

A l'Université Jean Jaurès, plus de 2000 personnes seraient concernées.

Leurs vacations, représentants de quelques heures à un maximum de 187 heures dans l'année, leur sont payées tous les 6 mois, au tarif d'environ 30 euros nets de l'heure. 

Certains paiements du premier semestre, antérieurs au blocage de l'Université n'auraient pas encore été effectués.

Le Collectif s'inquiète pour le paiement du second semestre.

Il ne nous a pas été possible pour l'heure ce mardi de joindre l'administrateur de l'Université.

Le reportage de Marie Martin et Virginie Beaulieu


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