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A Toulouse, vaste opération de contrôle des stationnements pour handicapés

Une vaste opération de contrôle des stationnements sur les places réservées aux personnes handicapées a été mené ce mercredi matin dans le quartier Saint-Cyprien à Toulouse. Pour rappeler une fois de plus les bonnes pratiques aux automobilistes.
Stationner indûment sur une place hanicapée est synonyme de mise en fourrière et de 135 euros d'amende.
Stationner indûment sur une place hanicapée est synonyme de mise en fourrière et de 135 euros d'amende. © Laurence Boffet / France 3 Occitanie
A Toulouse, le contrôle des stationnements réservés aux personnes handicapées est régulier voire quotidien, pour les agents de la police municipale. Mais une fois par an, il est aussi médiatisé. Une vaste opération menée avec la police nationale et la Préfecture pour sensibiliser les automobilistes. 

Rappeler les bonnes pratiques, une nécessité

"Ces contrôles renforcés ont pour but de rappeler les bonnes pratiques" explique Frédéric Rose, le directeur de cabinet du Préfet de Haute-Garonne, "on veut aussi rappeler que pour les personnes handicapées, ce n'est pas du confort. Ces places sont localisées dans des endroits précis, pour répondre à des besoins précis. Or, ces places, certains les utilisent en disant qu'ils n'en ont que pour deux minutes et ils en privent ceux qui en ont réellement besoin".
Odile Maurin, présidente de l'association Handisocial, va dans le même sens : "il y a encore beaucoup de gens qui croient que 2 minutes, c'est rien. Mais pour une personne handicapée, ça veut dire s'éloigner, trouver une place ailleurs, suffisamment grande pour pouvoir sortir son fauteuil, perdre beaucoup de temps. A la longue, c'est très dissuasif, on n'ose parfois plus sortir de chez soi". 
Odile Maurin, aux côtés d'une policière municipale.
Odile Maurin, aux côtés d'une policière municipale. © Laurence Boffet / France 3 Occitanie

Des amendes dissuasives


2% du stationnement urbain

Les places de stationnement doivent représenter 2% des stationnements disponibles dans toutes les villes de France. Les mairies peuvent décider de l'augmenter. Odile Maurin aimerait que ce soit le cas à Toulouse. En attendant, elle participe aux opérations de sensibilisation aux côtés des policiers. Ils ont dressé l'an dernier 2 541 procès-verbaux pour des infractions au stationnement et verbalisent 4 à 5 fausses cartes par an. 


Voir ici le reportage de Julie Valin et Sarah Karama : 
Opération de contrôle des places réservées aux hanidicapés à Toulouse

 

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