Tout ce qu'il faut savoir sur le projet de ligne de trains à grande vitesse Bordeaux-Toulouse

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Le Premier ministre, Jean Castex, a signé lundi 14 mars à Toulouse (Haute-Garonne), le plan de financement du projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. A combien se monte ce projet ? Qui le finance ? Quel est son tracé ? Quand doivent débuter les travaux ? Éléments de réponse.

Après de nombreuses promesses, de nombreuses oppositions mais aussi de nombreuses turpitudes, le financement de la ligne de train à grande vitesse Bordeaux-Toulouse a finalement été signé lundi 14 mars à Toulouse (Haute-Garonne) par le Premier ministre, Jean Castex. Une étape importante après la publication, le 2 mars 2022, de l’ordonnance de création de la "Société du Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO)", l'établissement public centralisant les financements des collectivités territoriales et bénéficiera également de ressources fiscales dédiées, notamment une Taxe Spéciale d’Équipement (TSE) votée pour 2022 à la demande des Collectivités. 

Le coût du projet et ses financeurs

Le coût de la LGV est évalué à 14,3 milliards d'euros. Le gouvernement s'est engagé à participer à ce financement à hauteur de 40%. L'Union européenne doit apporter 20% de cette somme, à condition que le projet arrive jusqu'à la frontière espagnol. Les collectivités locales mettront sur la table les 40% restants. Au total, 25 d'entre elles ont signé un accord avec l’État et SNCF-Réseau : deux régions (Occitanie et Nouvelle-Aquitaine), huit départements, deux métropoles, treize communautés de communes ou d’agglomération.
À ceci s'ajoute une taxe spéciale d’équipement (TSE) votée par le Parlement à la demande des élus locaux. Elle concerne tous les foyers fiscaux installés à moins d'une heure de la nouvelle ligne. 

Les objectifs

Le Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO) a deux objectifs : améliorer la desserte grande vitesse de Toulouse et Dax, depuis Bordeaux, et prolonger cette ligne le long de la côte ouest depuis Dax jusqu’à l’Espagne. Elle comprend la réalisation de deux nouvelles lignes de 327 km depuis Bordeaux vers Toulouse et vers Dax. La ville rose pourrait relier Paris en 3 heures et Bordeaux en 1 heure environ.

De nouveaux aménagements

Le nord de Toulouse devrait connaître ainsi de nouveaux aménagements ferroviaires. Deux voies nouvelles seront construites entre Saint-Jory et Saint Alban. Une voie supplémentaire sera réalisée entre Lacourtensourt et la Route-de-Launaguet. Castelnau d'Estréfonds, Saint-Jory, Fenouillet/Saint-Alban, Lacourtensourt, Lalande-Eglise, Route-de-Launaguet bénéficieront de gares et haltes aménagées. Au sud de Bordeaux (Gironde), pas moins de 6 passages à niveaux seront supprimés et quatre gares et haltes seront aménagées.

Date du début des travaux 

Les travaux de la première phase du GPSO doivent commencer en 2024. Ils débuteront par la réalisation des aménagements ferroviaires du sud de Bordeaux et du nord de Toulouse et seront réalisés pour permettre la mise en place de véritables RER métropolitains. Les étapes suivantes du projet seront réalisées dans la continuité. La mise en service de la LGV Bordeaux-Toulouse est prévue pour 2032.