Tremblement de terre : un deuxième collège de Haute-Garonne évacué en raison de l'apparition de fissures

Mardi 18 avril au matin, les pompiers de Haute-Garonne sont venus constater des fissures sur le collège François Cazes à Saint Béat-Lez (Haute-Garonne). Elles sont la conséquence du séisme ayant touché les Pyrénées la veille. Un autre établissement scolaire à Montréjeau avait déjà été évacué.

Les pompiers de Haute-Garonne sont intervenus à 7h47 au collège François Cazes à Saint-Béat-Lez. Cette intervention survient au lendemain du séisme de magnitude 4.4 avec un épicentre dans les Hautes-Pyrénées.

Des reconnaissances ont été engagées par les spécialistes en risque bâtimentaire, accompagnés d’un ingénieur du patrimoine. La présence de fissures sur l’établissement scolaire a été constatée. Elles seront prises en charge dans l’après-midi par une entreprise spécialisée. Les 106 élèves ont pu réintégrer l’école primaire et le collège, après validation par le Conseil départemental et la mairie. Seul le gymnase reste fermé à toutes activités.

Des séismes modérés et espacés dans le temps

La veille, le jour du séisme, le collège Bertrand Laralde de Montréjean (Haute-Garonne) a lui aussi  été évacué, suite à des fissures constatées sur l’établissement scolaire. Selon Matthieu Sylvander, responsable des Réseaux de surveillance sismique des Pyrénées, le tremblement de terre ressenti le 17 avril, "est assez classique, dans une région où il peut y en avoir. Même si la magnitude relevée "est importante pour les Pyrénées", le séisme "n'est pas extrêmement puissant". Si des plus gros séismes peuvent se produire dans les Pyrénées, le sismologue reste rassurant : "le séisme de lundi ne préfigure en rien de ce qu'il peut se passer".

"Dans les Pyrénées, les séismes sont modérés et espacés dans le temps, car les forces sont moins puissantes et moins actives. La magnitude n'excédera jamais 6.5 ou 7", indique Matthieu Sylvander. 

Le travail des Réseaux de surveillance sismique se concentre surtout sur les zones où se déroulent ces catastrophes naturelles. Et alertent sur la prévention auprès des parties prenantes. "Les infrastructures doivent être dimensionnées pour résister aux secousses, le public doit être informé. Les secours et la préfecture sont aussi formés, et travaillent notamment sous forme de jeux de rôle" révèle le spécialiste.