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Un bilan de 23 commerces dégradés à Toulouse lors de la manif anti-barrage de Sivens

Ce lundi c'était l'heure des réparations / © JP Jauze / France 3
Ce lundi c'était l'heure des réparations / © JP Jauze / France 3

Au total, 23 commerçants ont vu leur vitrine brisée, étoilée ou des distributeurs d'argent vandalisés. Le préfet parle d'un nombre de casseurs "jamais vu" à Toulouse. 

Par Fabrice Valery

La violence "a changé de degré et de nature" lors de la manifestation pro-Zad qui s'est soldée samedi à Toulouse par des dégradations sur 23 commerces du centre-ville, a indiqué lundi le préfet de Haute-Garonne. A l'issue d'une réunion avec les organisations de commerçants, le préfet et le président de la Chambre de commerce et d'industrie, Alain di Crescenzo, ont annoncé qu'ils allaient évaluer les dégâts dans les prochains jours.

"Nous allons faire remonter les dossiers au ministère de l'Intérieur en vue de l'indemnisation de ce qui n'est pas assuré", a indiqué M. di Crescenzo, se référant à la promesse du ministre Bernard Cazeneuve que les dégradations seraient "prises en charge par l'Etat" alors que 4 casseurs étaient jugés en comparution immédiate ce lundi à Toulouse. 

Pour le préfet Pascal Mailhos, cette cinquième manifestation en faveur des Zones à défendre (Zad) depuis la mort de l'écologiste Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive de la gendarmerie à Sivens le 26 octobre, a marqué clairement un "changement de nature". "Le nombre des violences et la détermination des casseurs venus dans ce seul objectif, n'avait jamais été atteint à Toulouse", a-t-il déclaré devant la presse.

"Vingt-trois commerces ont subi des dégradations, vitrines brisées ou étoilées, distributeurs de billets endommagés, ou tagués", a rapporté le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Lucien Pourailly.

EN VIDEO / le reportage de Stéphanie Bousquet et Thierry Villéger
Les commerçants après les dégradations
Le préfet a rappelé que la manifestation "déclarée par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et Attac contre les bétonneurs, n'avait pas été interdite" et a expliqué "qu'une deuxième manifestation s'était agrégée à la première au dernier moment (...) Ceux-là ont décidé de perturber le cortège dans des conditions extrêmement graves et dangereuses".

M. Mailhos a rendu hommage aux policiers, soulignant qu'il n'y avait eu samedi "aucun blessé grave dans un climat tendu et risqué pour les forces de l'ordre".

Le préfet n'a pas voulu indiquer si une prochaine manifestation sur le même thème serait interdite. "Comme à chaque fois, j'y réfléchirai à deux fois, nous nous adapterons, il faudra une nouvelle stratégie", a-t-il dit.

Le préfet et le président de la CCI ont prévu de se rencontrer avant toute nouvelle manifestation pour "évaluer les risques, prendre des mesures préventives", a déclaré M. di Crescenzo. Les dégradations à répétition "ruinent le commerce et provoquent aussi des dégâts sur le moral des commerçants", a-t-il ajouté.

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