Un nouvel espoir pour les Alkhatib, la famille réfugiée de Syrie

Stéphan Pélissier et sa femme Mouzayan entourent Saiseddine, Anas, Mayada et Wafa Alkhatib / © Christophe Chassaigne - France 3 tarn
Stéphan Pélissier et sa femme Mouzayan entourent Saiseddine, Anas, Mayada et Wafa Alkhatib / © Christophe Chassaigne - France 3 tarn

Après des péripéties administratives, le refus de la préfecture du Tarn et la menace d'une expulsion en Hongrie, la famille Alkhatib, réfugiée en France, semble connaître plus de chance dans le Loiret.

Par Christophe Chassaigne et Yann Lagarde

C’est l’histoire d’une famille syrienne qui vivait paisiblement à Damas avant la guerre en Syrie. Une famille qui a basculé dans l'horreur de la guerre et qui a dû quitter son pays pour sa propre sécurité.

Saiseddine et Wafa Alkhatib et deux de leurs enfants avaient fui la Syrie en 2015. Partageant avec leurs enfants une passion pour la France et sa culture, c'est naturellement vers l'hexagone, où deux de leurs filles vivent d'ailleurs, que la famille s'était tournée. Nous avions raconté dans cet article leur difficile périple depuis la Syrie, en passant par la Turquie, la Grèce, la Macédoine, la Serbie, puis la Hongrie. La famille avait dénoncé des mauvais traitements lors de leur passage dans un camp de réfugiés hongrois.

Arrivée en France en septembre 2015, la famille s’était installée à Albi, où une de leurs filles vit avec son mari. Désireux de s’intégrer en respectant les procédures à la lettre, ils avaient alors entamé les démarches de régularisation, mais la préfecture du Tarn leur avait envoyé un courrier pour les expulser vers la Hongrie, dernier pays où ils avaient laissé leurs empruntes. Cette procédure avait été annulée par le tribunal de Toulouse.

Après une tentative infructueuse dans le Tarn, la famille était finalement partie dans le Loiret. Une autre de leurs filles, qui avait aussi fui la Syrie et qui a depuis acquis le statut de réfugié politique, habite à Orléans avec son mari, avocat et menacé de mort par le régime de Bachar el-Assad.

Après des mois de refus, c'est peut-être une première porte vers la régularisation qui vient d'être ouverte. En effet, la préfecture du Loiret vient de leur fournir un récépissé de demandeur d’asile.

Aidés par le centre d’accueil de demandeurs d’asiles de Tours, ils sont actuellement logés dans un appartement avec une autre famille des Balkans. La famille qui souhaite travailler au plus vite pour s’assurer un revenu décent, a rendez-vous à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) pour obtenir un permis de travail et une régularisation en bonne et due forme.

Une long parcours semé d’embûches pour cette famille qui reste soudée et solidaire malgré les épreuves.

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