Un vaccin nasal contre le Covid développé à Tours et bientôt produit à Toulouse

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Écrit par Marie Martin

Le vaccin nasal contre le Covid mis au point par l'université de Tours franchit une nouvelle étape. Après de nouveaux essais cliniques satisfaisants, une start-up vient d'être créée pour lever des fonds et la société toulousaine GTP Bioways devrait produire les premiers lots cliniques d'ici la fin de l'année 2022.

C'est une étape importante qui vient d'être franchie. Après les résultats prometteurs de son vaccin nasal anti-Covid sur des rongeurs, l’équipe de recherche BioMAP de l'Inrae-Université de Tours a annoncé jeudi 20 janvier 2022 la création d'une start-up, LoValtech, qui détient désormais une licence exclusive d'exploitation mondiale du brevet et va pouvoir récolter des fonds pour assurer les essais cliniques sur l'homme.

Les premiers lots cliniques de ce vaccin nasal seront produits sur la nouvelle unité de fabrication de la société toulousaine GTP Bioways. Et ce, probablement avant la fin de l'année 2022.

Neutralisation précoce du virus

Depuis septembre 2020, l'équipe de l'université de Tours travaille à l'élaboration de ce vaccin administrable par voie nasale, conçu à base de protéines virales. Il a montré son efficacité "après deux immunisations par voie nasale espacées de 3 semaines, tant en termes de réponse immunitaire que de neutralisation précoce du virus original et de ses variants, bloquant tout risque de contamination par un individu vacciné", comme le rapportait l'INRAE (institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) en septembre 2021. 
Si les essais cliniques sur l'homme sont concluants, cela pourrait aboutir à une autorisation de mise sur le marché fin 2023-début 2024, toujours selon l'INRAE.

Créé en 2019, GTP Bioways est spécialisé dans la production de biomédicaments, d’anticorps monoclonaux et de nanothérapies destinés à la R&D et aux études cliniques. Le groupe, qui emploie une cinquantaine de personnes à Toulouse, vient d'investir 12 millions d'euros dans la création de deux unités de fabrication biopharmaceutique.