Une sculpture du Toulousain James Colomina installée à Barcelone

A l'occasion de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage en Espagne, le Toulousain James Colomina a installé une nouvelle oeuvre à Barcelone. Une sculpture représentant un homme et un ours en peluche baptisée Humanity.

La sculpture a été installée comme à chaque fois en toute discrétion pendant la nuit. Elle représente un jeune homme vêtu d'un sweat à capuche enlaçant un ours en peluche de la même taille. La nouvelle oeuvre rouge du Toulousain James Colomina trône depuis ce vendredi 28 janvier 2022 sur une place de Barcelone. Une action à l'occasion de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage en Espagne.

La sculpture haute de 2m10 a trouvé sa place sur le socle qui accueillait il y a quelques années encore une statue à la gloire d'Antonio Lopez. Cet homme qui a vécu à Santiago de Cuba entre 1844 et 1855 aurait pris part au commerce illégal d'être humains réduits en esclavage. Il s'était ensuite installé à Barcelone pour ses affaires jusqu'à sa mort en 1883. Sa statue a été déboulonnée en 2018. Mais la place porte encore son nom.

"La différence est une richesse"

Le piedestal était donc libre pour une oeuvre à la gloire cette fois de l'humanité. James Colomina a baptisé sa sculpture Humanity.
C'est pour l'artiste toulousain le symbole de la relation positive entre les Hommes. "Peu importe la couleur de peau, le sexe, la religion. La différence est une richesse" dit le sculpteur. 

James Colomina vit à Toulouse où plusieurs de ses sculptures sont installées souvent dans des endroits inaccessibles. Il cherche à interpeller, interroger et susciter des réactions. C'est l'actualité qui l'inspire. "Ce qui se passe dans nos vies tout simplement", explique-t-il. L'enfant au bonnet d'âne assis sous l'arche d'un pont à Toulouse, représente les minorités "comme ces mauvais élèves que l'on met au coin dans une classe", dit-il.

En décembre 2021, l'artiste a déposé une statue d'Eric Zemmour à Paris près de la galerie des antiquités du musée du Louvre. Le candidat à l'élection présidentielle apparait comme un lutin. La sculpture a été enlevée dès le lendemain mais elle n'a pas été détruite. Elle sera rendue au sculpteur qui nous a indiqué qu'elle rejoindrait son musée des horreurs.