"Vagues de chaleur", "canicule planétaire" : on vous dit pourquoi il est faux d'employer ces termes pour parler de réchauffement climatique

Il va faire chaud, très chaud mardi 18 juillet en Occitanie. Beaucoup de termes sont employés pour expliquer ou justifier ce phénomène météo. Mais pour un chercheur, il est faux de parler de "vagues de chaleur" ou de "canicule planétaire" physiquement. La justification est plutôt celle d'un dôme de chaleur. Explications.

38 degrés Celsius en moyenne, jusqu'à 40 degrés ressentis. La journée de mardi 18 juillet est particulièrement chaude en Occitanie, le département des Pyrénées-Orientales est en vigilance orange canicule. Le directeur de recherche au CNRS, climatologue et membre du GIEC Christophe Cassou prévient : physiquement, il est faux de parler de "vagues de chaleur" ou de "canicules planétaires". 

Des dômes de chaleurs distincts

Il évoque des "dômes de chaleur" : ils sont créés par un anti-cyclone nommé "Cerberus". En clair, l'air chaud est bloqué par une zone de haute pression qui forme une sorte de cloche invisible dans l'atmosphère. À l'intérieur, les températures augmentent, et les perturbations (vent ou pluie par exemple) restent éloignés. La chaleur est donc décuplée. C'est typiquement ce qu'il se passe actuellement dans le pourtour méditerranéen. 

Pour Christophe Cassou, ces dômes de chaleurs (qui provoquent l'immense majorité des épisodes chauds actuels) sont distincts et ne sont pas interconnectés. "Ils se produisent simultanément et en plusieurs lieux. Est-ce une surprise ? NON ! Un emballement ? NON !" alerte-t-il. Mais "est-ce grave ? Oui !" conclue-t-il. 

Il rappelle aussi que vagues de chaleur et sécheresse se produisent beaucoup plus en même temps, et de manière simultanée dans plusieurs régions (renvoyant à un précédent rapport du GIEC). 

Les températures devraient descendre dans les prochains jours d'après les prévisions de Météo France : 29 degrés jeudi à Toulouse (Haute-Garonne), 21 à Tarbes vendredi (Hautes-Pyrénées).