"Viré.e.s pour travaux", les salariés de la Fondation Bemberg toujours menacés de licenciement sont en grève

En grève et mobilisés. Les 16 salariés menacés de licenciement, regroupés en collectif ne désarment pas. Banderoles déployées et tracts distribués à l’entrée du musée Bemberg, les salariés expliquent aux visiteurs leur situation et leur désarroi face au mutisme de leur direction.
 

Les salariés de la Fondation Bemberg à Toulouse en grève pour la Journée européenne du Patrimoine.
Les salariés de la Fondation Bemberg à Toulouse en grève pour la Journée européenne du Patrimoine. © Collectif Bemberg
Le musée Bemberg restera portes closes aujourd’hui, en cette Journée européenne du Patrimoine. Depuis la création du collectif, début septembre, les salariés n’ont toujours pas rencontré leur direction. "Le temps presse, nous sommes pris à la gorge", explique l'un des membres du collectif. Le musée doit fermer le 31 octobre prochain et nous n’avons signé aucun accord.
Les salariés de la Fondation Bemberg à Toulouseen Grève
Les salariés de la Fondation Bemberg à Toulouseen Grève © Collectif Bemberg

En raison d’un lourd chantier de restauration du musée qui devrait durer un an, la direction a proposé à 16 des 21 salariés, des gardiens et guides conférenciers, une rupture conventionnelle collective. Une RCC, avec "l’engagement ferme de réembauche des salariés après les travaux".
Mais pour le collectif on est loin du compte :

Les modalités restent floues, les conditions de réembauche ne correspondent pas aux promesses tenues par le président de la Fondation, Alfred Paquement, rencontré en juin dernier. On nous propose une RCC où un licenciement économique à leur condition, point barre, c’est inacceptable.


"Depuis la création du collectif et les articles parus dans la presse pour exposer notre problématique, nous n’avons toujours pas été reçu par Philippe Cros, le directeur de la Fondation Bemberg à Toulouse, affirme un des membres du collectif.

Pris à la gorge et aux abois

Le temps presse pour le collectif qui demande un retour à la table des négociations.
Il faut que la direction prenne en compte l’intérêt réel des salariés, ce n’est pas possible, on ne se sépare pas de ses salariés de cette manière, des salariés qui pour certains travaillent ici depuis 25 ans, s'insurge un salarié.

On nous vire pour cause de travaux, il y a sûrement pour une telle institution d’autres moyens et nous voulons en discuter. 

                               

Distribution de tracts et pétition

Le collectif a voté une grève reconductible sous réserve d’une réaction de la direction. En pleine crise de covid 19 et avec les nouvelles mesures de restrictions, le personnel craint d’être oublié et sacrifié.
Postés à l’entrée de l’Hôtel d’Assézat à Toulouse, qui lui reste accessible au public, les salariés du musée Bemberg tentent de sensibiliser le public à leur cause.

Nous ne sommes pas vindicatifs sans raison, il faut que les gens et notre clientèle fidèle sachent, il faut qu’ils connaissent l’envers du décor. 

       
Les membres du collectif devraient rencontrer leur direction la semaine prochaine. En attendant que les choses bougent, une pétition de soutien a été lancée sur le compte Facebook du collectif.
 

Venez nous rencontrer les 19 et 20 septembre devant l'hôtel d'assezat.

Publiée par Collectif Bemberg sur Samedi 19 septembre 2020
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
culture emploi économie journées du patrimoine patrimoine licenciement