Manifestation de soutien à Georges Ibrahim Abdallah à Lannemezan

Manifestation de soutien à Lannemezan le 25 octobre 2013 / © Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées
Manifestation de soutien à Lannemezan le 25 octobre 2013 / © Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Quelque 350 manifestants se sont rassemblés samedi devant la prison de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées en soutien à l'ancien activiste libanais
Georges Ibrahim Abdallah qui vient d'y entamer sa 30e année de réclusion.

Par Véronique Haudebourg

Les manifestants, issus d'une soixantaine d'organisations différentes, essentiellement d'extrême gauche, ont tenu à manifester leur solidarité sous les fenêtres de Georges Ibrahim Abdallah à présent âgé de 62 ans, brandissant des pancartes proclamant notamment: "la liberté, c'est maintenant" ou "30 ans ça suffit, libérez Georges".
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Manifestation de soutien à Georges Ibrahim Abdallah

Manifestation de soutien à Georges Ibrahim Abdallah à Lannemezan



"C'est un acharnement de tous les gouvernements successifs, PS ou UMP. Ils n'ont pas la volonté de libérer Georges Ibrahim. Il faut que ça cesse, il est libérable depuis 1999. C'est inacceptable. Valls doit juste signer un arrêté d'expulsion pour le Liban", a déclaré Isabelle Gremet, une des manifestantes venue des Pyrénées-Atlantiques et membre du Parti de Gauche.

L'ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) a été arrêté en 1984 puis condamné à perpétuité pour complicité dans les assassinats en 1982 à Paris de deux diplomates américain et israélien. Quaifié par certains de "plus vieux prisonnier politique du monde", Georges Ibrahim Abdallah n'a jamais bénéficié de libération conditionnelle malgré 8 demandes, l'acceptation en 1985 de la France de le libérer et du Liban de l'accueillir. Les Etats-Unis ont toujours refusé en avançant le fait que Georges Ibrahim Abdallah n'a jamais exprimé de regrets pour les actes qu'il a commis.

"L'État libanais veut bien accueillir Georges; toutes les conditions étaient requises il y a quelques mois pour que l'État mette fin à ce scandale. Manuel Valls et l'Élysée ont subi des pressions de l'ambassadeur et du Sénat américains. Ils ont cédé sous ces pressions américaines et israéliennes", a estimé Alain Pojolat, membre du "Collectif de libération de Georges Ibrahim Abdallah"



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