"C'est une autre pratique de la montagne" : le ski de fond, une discipline en plein boum depuis le Covid

Longtemps dans l'ombre du ski de descente, le ski de fond gagne en popularité depuis la crise du Covid. Dans les Pyrénées, les stations accueillent une clientèle familiale, qui découvre les bienfaits de la montagne grâce à cette activité.

En 2020-2021, le ski de fond a permis à de nombreuses personnes de s'évader tandis que le ski de descente souffrait de la fermeture forcée des remontées mécaniques. Depuis, la discipline ne cesse d'attirer du monde, comme en témoignent deux stations nordiques des Pyrénées.

"L'hiver dernier, quand on était ouvert, on avait une très grosse fréquentation", se souvient Julien Moreau, responsable de la station du Val d'Azun, la plus grande dédiée aux sports nordiques des Hautes-Pyrénées. Tout comme Guy Bétoin, référent accueil de la station nordique du Capcir, il remarque le gain de popularité du ski de fond.

"Ça a commencé pendant le Covid. On a eu beaucoup de néo-pratiquants. Un petit peu de skieurs alpins qui se sont reportés sur le ski de fond, mais surtout des néophytes qui ont découvert le ski tout court, qui venaient découvrir la montagne. Les gens ont pris conscience qu'il fallait s'aérer", se souvient Julien Moreau.

Une journée ne coûte que 10 euros, contre 50 pour de la descente

Julien Moreau

Responsable de la station du Val d'Azun

Une envie de changer d'air, de se rapprocher de la nature après des semaines, voire des mois passés confiné chez soi. Voilà ce qui a motivé de plus en plus de Français à se mettre au ski de fond. "Il y a aussi l'aspect financier, on ne va pas se le cacher. Une journée ne coûte que 10 euros, contre 50 pour de la descente", fait remarquer le responsable de la station du Val d'Azun.

Dans la station, qui offre 90 kilomètres de pistes de ski de fond, Julien Moreau note que la clientèle est surtout locale. "C'est essentiellement ça le week-end. Sinon, en vacances, on a des gens qui viennent de Bordeaux ou encore de Nantes. Mais on a surtout des familles et des jeunes."

Du ski de fond, mais pas que

Forcément, cet engouement grandissant a nécessité de nouveaux aménagements. "On a augmenté nos espaces de pique-niques avec des nouvelles tables au soleil ainsi qu'une grande tente. On a aussi créé ce qu'on appelle des voies blanches, sur lesquelles on peut aller à pied, en fat bike ou en se faisant tirer par un cheval pendant qu'on skie, le ski joëring", énumère Guy Bétoin.

"Les gens recherchent vraiment la tranquillité. C'est une autre pratique de la montagne, plus proche de la nature et plus respectueuse de l'environnement vu qu'on n'a pas de grosses infrastructures. Par contre, on est très dépendant de la neige. On en a eu il y a une dizaine de jours, mais là on est obligé de rester fermés", concède Julien Moreau, dont la station est à 1.400 mètres d'altitude.

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