Le “plaider-coupable” de Gérard Trémège dans une affaire de travail dissimulé

Gérard Trémège / © Pascal pavani /AFP
Gérard Trémège / © Pascal pavani /AFP

Le maire LR de Tarbes, mis en examen il y a quelques mois dans un affaire privée concernant son ancienne activité d'expert-comptable, aurait demandé à bénéficier d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité révèle Médiapart.

Par Fabrice Valery

Gérard Trémège a présenté à la justice une demande de "comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité", la procédure appelée "plaider coupable" dans une affaire de travail dissimulé, révèle le site Médiapart (lien payant), ce qui devrait lui éviter un procès dans cette affaire. Contacté, Gérard Trémège n'a pas confirmé. 

Il a toujours dit à ce sujet qu'il s'agissait de "l'instrumentalisation médiatique d'une affaire privée qui n'aurait jamais dû quitter le domaine privé". Toujours est-il que le maire de Tarbes a été mis en examen au printemps 2016 dans une affaire de travail dissimulé, concernant son ancienne activité d'expert-comptable.

Il reconnaîtrait ainsi avoir fraudé l'Urssaf, à hauteur de 80 000 euros entre 2010 et 2012. En juin dernier, il avait fourni des explications techniques à la presse : "Après  mon départ à la retraite de mes fonctions d'Expert-Comptable fin 2010, écrivait-il, j'ai créé, avec un associé, une société pour me permettre de céder mes mandats de commissaire aux comptes. J'ai donc exercé, de 2010 à 2012, ma seule activité de commissaire aux comptes. Pendant cette courte période, ma situation juridique professionnelle a connu une modification substantielle avec une transition jusqu'à la fin 2012, date à laquelle j'ai cessé toute activité professionnelle. Or, mon inscription et mes cotisations auprès des organismes sociaux n'ont pas été effectués et réglées dans les délais". 

Reconnaissant cette erreur, il ajoutait : "Une fois les cotisations régularisées auprès des organismes concernés ma situation se trouvera clarifiée".

Cette affaire est sans lien avec ses mandats d'élu local et régional. Il reste en revanche mis en examen depuis 2015 pour "prise illégale d'intérêt, trafic d'influence passif et favoritisme" dans une affaire de marchés publics.

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