Violences conjugales : un homme mis en examen pour le meurtre de sa compagne à Tarbes

Un homme d'une cinquantaine d'années a été mis en examen ce jeudi pour homicide volontaire aggravé sur conjoint. Il a tué sa compagne le 1er avril à Tarbes. Il était depuis hospitalisé après avoir tenté de mettre fin à ses jours lors de son arrestation.

Les policiers avaient découvert le corps sans vie d'une femme à son domicile à Tarbes le 1er avril.
Les policiers avaient découvert le corps sans vie d'une femme à son domicile à Tarbes le 1er avril. © L.Dard/MAXPPP
Un ancien parachutiste du 1er régiment des Hussards parachutistes de Tarbes, soupçonné d'avoir tué sa compagne, a été mis en examen ce jeudi pour homicide volontaire aggravé sur conjoint et incarcéré.

Thierry Prat qui avait tenté de mettre fin à ses jours en se mutilant à la gorge lors de son arrestation, a été placé sous mandat de dépôt à l'hôpital de Tarbes où il est toujours hospitalisé, a indiqué la procureure de Pau Cécile Gensac, précisant qu'il n'avait "pas nié les faits".

"L'incarcération est effective, mais pour l'instant il reste hospitalisé sous escorte policière. Il rejoindra le centre de détention lorsque son état de santé le permettra", a souligné la magistrate.
 

Déjà condamné pour violences sur concubin

Le 1er avril, l'ancien parachutiste avait appelé sa mère pour lui dire qu'un drame venait de se produire. C'est elle qui a alerté la police.
Les policiers tarbais se sont rendus au domicile de Florence Gandil et ont trouvé le corps sans vie de l'épouse.
Thierry Prat, en instance de divorce avec la victime, a alors tenté d'attaquer les policiers avec une arme blanche avant d'être interpellé.

Selon la procureure de Pau, cet homme avait déjà été condamné en 2019 à six mois de prison avec sursis pour violences sur concubin.
 

Recrudescence des violences conjugales depuis le début du confinement

Fin mars, la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a fait état d'indicateurs laissant "penser qu'il y aurait une recrudescence des violences conjugales" depuis le début du confinement. 

Elle a annoncé la mise en place de "points d'accompagnement éphémères" dans des centres commerciaux pour accueillir les victimes et le déblocage d'un million d'euros pour venir en aide aux associations de terrain.
 


 
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