La famille syrienne El Alfi est arrivée à Béziers en février dernier. Elle est aujourd'hui menacée d'expulsion car elle est passée par l'Espagne avant d'arriver en France. L'association "Languedoc solidarité avec les réfugiés" se bat aux côtés de cette famille "exemplaire" pour qu'elle reste.
Malek, Khaldia et leurs trois enfants sont dans l'Hérault depuis 2 mois, mais ils ont déjà leurs repères et ils veulent rester.
Une famille "exemplaire"
Problème : ils sont enregistrés en procédure Dublin. Cette procédure prévoit que la demande d'asile doit être traitée dans le premier pays européen qui a accueilli les réfugiés. L'Espagne, dans le cas de la famille El Alfi.
La préfecture leur demande donc de quitter l'Hérault et la France. Mais l'association "Languedoc solidarité avec les réfugiés" qui les accompagne veut tout faire pour qu'ils restent parce qu'ils sont "exemplaires".
Souffrances physiques et psychologiques
Avant d'arriver à dans la région de Pézenas, dans l'Hérault, les El Alfi ont fui les combats en Syrie, pour aller en Algérie, puis au Maroc et enfin en Espagne. Pendant leur périple, ils ont subi de terribles souffrances physiques et psychologiques qu'ils ne veulent surtout pas revivre.
"La Syrie plutôt que l'Espagne"
"Les 6 mois qu'on a passés en Espagne étaient les pires de nos vies pour moi, mes enfants et ma famille. Aucun d'entre nous ne parlait la langue et on vivait dans de véritables taudis. Aujourd'hui on préfère retourner en Syrie plutôt que d'aller en Espagne.", déclare Malek El Alfi.
Z. Soullami et F. Detranchant
Les El Alfi gardent espoir
Une pétition et le courrier envoyé au préfet de l'Hérault sont en ligne. La pétition a déjà reçu près de 3.000 signatures. L'espoir est toujours là et les El Alfi gardent le sourire. Ils n'ont qu'un souhait : que la préfecture revienne sur sa décision.