Tirs sur des voitures à Agde : 13 plaintes et 2 mineurs poursuivis pour dégradations et violences volontaires avec arme

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Après une garde à vue prolongée, 2 des 3 mineurs interpellés, ont reconnu avoir tiré sur des mouettes puis sur des véhicules, les 21 et 22 janvier 2022 en soirée. Les tirs, une centaine, ont eu lieu à Agde, avec une carabine 22 long rifle équipée d'une lunette et d'un silencieux. Un automobiliste de Haute-Garonne a été blessé.

Dans la matinée de ce mardi 25 janvier 2022, à l’issue d'une garde à vue prolongée, 2 mineurs de 13 et 14 ans ont été déférés devant le magistrat de permanence du parquet de Béziers. Il a décidé de les présenter immédiatement à un juge des enfants.

Une centaine de cartouches tirées et un blessé

Ces deux adolescents ont finalement déclaré aux policiers du commissariat d’Agde qu’ils avaient tous les deux tirés, à tour de rôle, tant dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 janvier 2022, que dans la soirée du samedi 22 janvier, en direction de nombreux véhicules circulant sur la RD.612, près d’une centaine de fois. Deux boîtes de 50 cartouches ont été vidées. 

Ils ont d’abord visé des mouettes, par une fenêtre de chambre, puis un talus en bordure de la RD.612 et enfin des voitures en circulation, avec la carabine 22 long rifle du frère du mineur de 13 ans, dotée non seulement d’une lunette de visée mais aussi d’un silencieux.

Au total, 13 conducteurs, y compris l'automobiliste de 26 ans blessé samedi soir, ont déposé plainte auprès du commissariat d’Agde après s’être aperçus que la carrosserie de leur véhicule avait été impactée.

Dégradations et violences volontaires avec arme

Conformément aux réquisitions du parquet qui a décidé de les poursuivre des chefs de dégradations du bien d’autrui par moyens dangereux pour les personnes et violences volontaires avec arme, les deux mineurs ont été présentés dans l’après-midi à un juge des enfants. Il les a placés sous contrôle judiciaire et se prononcera sur leur culpabilité le 10 mars 2022.

D’ici là, les apprentis snipers ont l’interdiction de porter une arme, de se rencontrer, de sortir de leur domicile entre 20h et 6h et l’obligation de répondre aux convocations des éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse qui vont les suivre dans les prochains mois dans le cadre d’un suivi éducatif, sanitaire et social.

Le troisième mineur qui avait été placé en garde à vue, celui âgé de 17 ans, a été remis en liberté dans la soirée du 24 janvier, n’ayant pas lui-même tiré, ni apporté de munitions.