Béziers : l'hypermarché Casino bientôt vendu au groupe Leclerc

Béziers (Hérault) - l'hypermarché Géant Casino de Montimaran - archives / © google street view
Béziers (Hérault) - l'hypermarché Géant Casino de Montimaran - archives / © google street view

Le groupe Casino a annoncé ce mercredi la signature de promesses de vente portant sur 3 hypermarchés pour un montant de 42 millions d'euros. Parmi eux, le magasin de Béziers serait racheté par Leclerc. Casino poursuit ainsi sa stratégie "visant à céder des magasins structurellement déficitaires".

Par Fabrice Dubault


Ces trois magasins ont représenté en 2018 un chiffre d'affaires hors taxe d'environ 76 millions d'euros et une perte de résultat opérationnel courant (ROC, l'indice de référence dans la grande distribution) "d'environ 2 millions d'euros", a souligné le groupe stéphanois dans un communiqué.
 

Le Casino de Montimaran à Béziers vendu à Leclerc

 

Ces "promesses unilatérales d'achat", qui prévoient "la poursuite des contrats de travail des collaborateurs de ces magasins", portent sur le fonds de commerce et les murs des hypermarchés.


Le centre commercial Les Allées Géant de Béziers serait racheté par l'enseigne Leclerc.

Ceux de Marmande (Lot-et-Garonne) et d'Onet-Le-Château (Aveyron) devraient être exploités sous l'enseigne U.

La finalisation des cessions est attendue fin 2019, sous réserve notamment de la consultation préalable des instances représentatives du personnel.
Cette opération s'inscrit dans le cadre de la stratégie du groupe de se concentrer sur des formats de magasins plus porteurs (proximité, bio...), et à se désengager de ceux qui attirent moins les consommateurs, tels les hypermarchés, ou qui perdent de l'argent, comme Leader Price.
Depuis presque un an, Casino, pressé par les marchés, est parallèlement engagé dans un vaste plan de réduction de sa dette. D'un montant initial de 1,5 milliard d'euros et finalement étendu à 2,5 milliards d'euros d'ici le premier semestre 2020, ce plan de cession d'actifs non-stratégiques doit lui permettre d'éponger son passif.

En 2018, le groupe a enregistré 54 millions d'euros de pertes nettes, pour une dette de 2,7 milliards d'euros. 

Sa maison-mère, contrôlée par l'homme d'affaires Jean-Charles Naouri, a été contrainte de se placer en procédure de sauvegarde le 23 mai pour renégocier sa lourde dette, à l'abri des attaques de fonds d'investissement.
 

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