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La justice ordonne au maire de Béziers de déplacer sa crèche

Sous la jupe de la crèche, deux roulettes qui prouvent que la décision de la justice de déplacer la crèche était attendue par le maire de Béziers. / © Sylvie BONNET/F3LR
Sous la jupe de la crèche, deux roulettes qui prouvent que la décision de la justice de déplacer la crèche était attendue par le maire de Béziers. / © Sylvie BONNET/F3LR

Le tribunal administratif a donné raison, une fois de plus, au préfet de l'Hérault qui avait saisi la justice contre la nouvelle installation d'une crèche à la mairie de Béziers. La désobéissance manifeste de la ville de Béziers à la première interdiction lui coûtera 2000 euros d'astreinte par jour.

Par Sylvie Bonnet

 

"Le tribunal enjoint la commune de Béziers de retirer sa crèche installée dans la cour d'honneur de l'hôtel de ville dans un délai de 48 heures ...sous astreinte de 2 000 euros par jour de retard". 


La décision du tribunal administratif est sans équivoque et renvoie à la première ordonnance de décembre 2017. La justice avait alors tranché après l'installation d'une première crèche : Elle ne refusait pas à la municipalité de Béziers le droit de mettre en place une crèche, mais c'est le lieu de son installation qui faisait polémique. Le tribunal demandait que cette crèche ne soit pas dans l'enceinte de la mairie, lieu laïc par excellence.
 

"...volonté de ne pas tenir compte d'une décision de justice"


C'est en ces termes que le juge administratif apprécie la "récidive" de Robert Ménard. Cette fois, le juge n'a pas rendu une décision sur le fond ( l'ordonnance de 2017 faisant parfaitement l'affaire) mais une décision qui précise juste qu'aucune "circonstance particulière nouvelle" ne permet de reconnaître à cette crèche "un caractère culturel, artistique ou festif".

Résultat, la commune de Béziers doit retirer la crèche installée dans la cour d'honneur de l'hôtel de ville dans un délai de 48h à compter de la notification de l'ordonnance du tribunal, sous astreinte de 2000 euros par jour de retard.


"Jugement expéditif", répond le maire de Béziers


Dans son communiqué, la municipalité s'étonne de la "célérité" de la justice qui n'a pas mis 24h à rendre sa décision après la saisie du préfet. Et promet également que "la ville de Béziers n'en restera pas là". Et de conclure que "l'Etat, par sa décision, n'aime ni Béziers, ni la France".

Quant à la crèche, montée judicieusement sur roulettes cette année, elle devrait dès demain vendredi être déplacée pour être installée sur le parvis face à l'Hôtel de Ville.


 

 

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