Montpellier : l'hypnose au chevet des malades au CHU Lapeyronie

Cela peut paraître incroyable, et pourtant, la technique a fait ses preuves. Finies les anesthésies dans certaines opérations, place à l'hypnose au C.H.U Lapeyronie de Montpellier. Cette méthode a plusieurs avantages. Elle ne provoque pas les éventuels effets secondaires d'une anesthésie classique.

Kenza, 11 ans, patiente du CHRU Lapeyronie de Montpellier - mars 2015
Kenza, 11 ans, patiente du CHRU Lapeyronie de Montpellier - mars 2015 © France 3 LR

L'hypnose s'invite dans les salles d'opération ! Et cela fonctionne. A 11 ans, Kenza a subi l'ablation d'un grain de beauté. Sur sa joue, une pommade anesthésiante, et rien d'autre. La fillette a rempli un questionnaire à partir duquel un infirmier bâtit l'univers imaginaire qui sert de socle à l'hypnose.

L'opération dure moins de 45 minutes, pendant lesquelles un infirmier formé à cette technique, parle sans cesse à Kenza pour faire travailler son imagination.

Il y a un certain nombre de mots qu'il ne faut pas prononcer. Par exemple, les mots désagréables ou qui ont trait à la douleur. Ce genre de mots ne sont pas du tout favorables à l'hypnose. Après, il y a surtout des mots utiles. Ceux qui se terminent en -ent : calmement, tranquillement. Ils permettent de moduler le son de la voix", explique Bernard Redoules, infirmier anesthésiste au CHRU Lapeyronie.




Et à l'heure du réveil, pas besoin de passer par la salle de réanimation.

Kenza sortira de l'hôpital quelques heures plus tard, sans avoir ressenti les éventuels effets secondaires d'une anesthésie classique. Ses parents, qui n'avaient pas hésité à donner leur accord pour cette hypnoanalgésie, se disent prêts à recommencer si besoin.

En savoir plus sur les interventions sous hypnose.

Reportage à Montpellier
durée de la vidéo: 02 min 45
L'hypnose au chevet des malades à Montpellier

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