Philippe Saurel, candidat dissident du PS à la mairie de Montpellier a dénoncé, mardi, "les pressions" à son encontre et "les petits arrangements de notables locaux" pour l'empêcher "de souscrire le prêt indispensable au financement de sa campagne".
"Enième pression, impossible de boucler mon prêt républicain!", constate Philippe Saurel qui déplore dans un communiqué l'attitude d'une banque qui a renvoyé lundi son dossier "devant un Xième +Comité Théodule+ pour une future décision probablement à la Saint Glin-Glin".
"J'ai signé le prêt et l'assurance avec l'agence bancaire à Montpellier il y a quatre semaines mais la direction nationale de cet établissement invente des commissions pour ne pas donner d'accord définitif et verser l'argent parce que je n'ai pas l'étiquette d'un parti politique", a expliqué M. Saurel à l'AFP.
"Je suspecte le PS de faire pression sur la direction nationale de cette banque, qui finance souvent les campagnes du PS et du Front de gauche pour me faire perdre du temps", a-t-il ajouté.
Selon M. Saurel que trois sondages créditent de 12% d'intentions de vote, "ce prêt est nécessaire pour ouvrir le droit au remboursement des frais de campagne" que l'état accorde à hauteur de 130.000 euros lorsque le candidat fait plus de 5% au 1° tour.
Pour l'adjoint à la Culture, après la maire socialiste Hélène Mandroux à laquelle le Premier ministre "a imposé une sortie peu glorieuse avec une improbable mission" (Santé et territoire, NDLR), c'est lui que l'on "veut éliminer par tous les moyens".
"Ni Jean Marc Ayrault ni les petits arrangements de notables locaux n'y parviendront", souligne le candidat dissident qui fait de l'obtention de ce prêt "une question de principe et d'équité".
Conformément aux statuts du parti M. Saurel a été exclu du PS le 7 janvier parce qu'il a maintenu sa candidature contre le président de l'agglomération Jean-Pierre Moure, vainqueur de l'élection primaire interne au premier tour. M Saurel n'a pas participé à ce scrutin, dont il dénonce la régularité.
Un sondage de l'IFOP réalisé pour l'UMP entre le 6 et le 8 janvier auprès de 602 personnes représentatives crédite M. Saurel de 12% des suffrages. Publiée dimanche par le Midi Libre, cette étude donne M. Moure (32%) en tête au premier tour et vainqueur au second (55%) en cas de duel face à l'UMP Jacques Domergue (45%).
Pour le second tour, ce sondage envisage aussi la victoire dans cette ville à gauche depuis 1977 de M. Domergue (38%) dans l'hypothèse d'un accord avec M. Saurel et d'une quadrangulaire avec M. Moure (36%), le FN (15%) et le Front de Gauche (11%).