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Procès des paris suspects à Montpellier : “On a tenté un coup” déclare Samuel Honrubia

Samuel Honrubia à l'entrée du tribunal le 16 juin 2015 / © Maxppp
Samuel Honrubia à l'entrée du tribunal le 16 juin 2015 / © Maxppp

L'international Samuel Honrubia a affirmé mercredi avoir "tenté un coup", pour expliquer devant le tribunal correctionnel de Montpellier, pourquoi il avait parié lors d'un match présumé truqué entre Cesson et Montpellier en 2012.

Par FD avec afp


Samuel Honrubia, avec 15 autres prévenus, dont la star du handball Nikola Karabatic, comparaît pour escroquerie dans l'affaire des  paris suspects autour de ce match.

C'était la fin de saison. On a tenté un coup. On savait qu'on pouvait perdre (le pari)", a souligné Honrubia, affirmant avoir hésité entre un pari sur la victoire de Cesson à la fin du match le 12 mai 2012, et le fait que Cesson mènerait à la pause.


Selon l'actuel joueur du Paris SG, la décision de parier sur la mi-temps a été prise avec un ami "sans attendre de connaître" la cote de la rencontre.

Je ne suis pas fier de ce que j'ai fait. Mais il y avait une opportunité: c'était l'hécatombe, jamais il n'y avait eu autant de blessés et je ne me suis pas posé plus de questions", a affirmé Samuel Honrubia, qui avait misé 3.000 euros par l'intermédiaire de son ami Ayoub Chah.


Ce dernier comparaît pour avoir parié 4.000 euros que lui avait confiés Honrubia, lequel s'était fait prêter cette somme par le Slovène Dragan Gajic. 

"On a décidé de jouer le samedi, je ne pouvais pas y aller car je n'avais pas le droit de parier, et lui ne pouvait pas y aller avant", a affirmé Honrubia, précisant que le choix de parier à 10h00 - le moment que la justice considère comme le "top-départ" - avait été déterminé parce qu'il était "dans notre emploi du temps".

Depuis la loi du 1er février 2012, les joueurs ont l'interdiction, selon les règles établies par chaque fédération sportive, de parier sur leur propre sport.

La commission de discipline de la Ligue nationale de handball a infligé en février 2013 six matches de suspension à Honrubia. Le joueur a quitté Montpellier après l'affaire et rejoint le Paris SG. Il était déjà en contact avec le club de la capitale avant les faits.

Ce n'est "pas bon de parier contre son équipe", a ensuite affirmé à la barre Dragan Gajic qui nie avoir parié. Son argent aurait été utilisé à son insu, selon lui, pour les mises.

J'avais retiré 4.000 euros pour payer un notaire le mardi suivant. Samuel (Honrubia) m'avait demandé de lui prêter de l'argent. J'étais gêné de lui demander pourquoi. Je lui faisais confiance et je lui ai prêté l'argent jusqu'au lundi", a expliqué le joueur qui évolue toujours à Montpellier mais qui sera licencié en cas de condamnation.

La somme ne lui a pas été rendue à la date prévue. Mais plus tard sous forme d'espèces et de tickets gagnants. "Je n'étais pas content de cela. (...) Je ne voulais que mon argent", dit-il.

Vous êtes donc la seule personne à avoir gagné en pariant sans avoir misé", a ironisé le procureur Patrick Desjardins.


Gajic avait réalisé ce jour-là un très bon match. Il juge les soupçons de trucage "insultants" car il affirme disputer chaque match "à fond".

La justice soupçonne un arrangement du match Cesson-Montpellier et des paris portant sur le score à la mi-temps, qui ont rapporté quelque 300.000 euros de gains, au détriment de la Française des jeux.

Montpellier - 3e jour de procès, Luka confirme ses aveux, Nikola nie toujours
Reportage F3 LR : E.Jubineau et F.Detranchant

 

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