Le TGV “low cost” à partir de 25 euros en 2013

Ces trains "bon marché" desserviront Marne-la-Vallée Montpellier et Marne-la-Vallée Marseille via Lyon-Saint-Exupéry.

Par Fabrice DUBAULT

Le TGV "low-cost" qui sera lancé l'an prochain sera 25% moins cher que le TGV classique grâce à une classe unique, des billets achetés uniquement sur internet et la facturation du deuxième bagage. Mais attention, ils s'agit de liaisons depuis Paris gares périphériques (Marne-la-Vallée) et non paris intra muros.

"La gamme tarifaire n'est pas complètement bouclée mais ce sera sans doute inférieur" à 25 euros le billet, a déclaré Mme Dalibard au Parisien, confirmant pour la première fois officiellement l'existence d'un tel projet.

"Le TGV low-cost sera 25% moins cher que le prix moyen d'une place de TGV classique", a-t-elle ajouté en précisant qu'"il n'y aura pas de tarif unique".

Selon elle, "cette offre devrait être rentable à horizon 2017" pour "un investissement de 10 millions d'euros".

Ces TGV, quatre rames doubles à deux étages effectuant 8 ou 9 trajets par jour entre Marne-la-Vallée-Lyon-Montpellier ou Marseille, pourront transporter 1.200 passagers chacune en classe unique, contre 1.000 pour une rame classique entre la première et la deuxième classe, a-t-elle précisé.

Elle ne disposeront pas de voiture-bar mais les sièges spécifiques seront aussi larges qu'actuellement, et pourront accueillir un bagage en dessous. De plus, a-t-elle indiqué, un éventuel deuxième bagage sera payant, mais les billets achetés uniquement sur internet ne comporteront pas de frais de dossier ou de carte bancaire.

Les passagers devront embarquer depuis des gares périphériques comme Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) ou Lyon-Saint-Exupéry (Rhône), ce qui permet à la SNCF "de réaliser une économie de 30% sur l'utilisation de la voie car chaque TGV sera immédiatement sur la ligne à grande vitesse et cela lui fera gagner du temps", a déclaré Mme Dalibard.

"Les clients devront se présenter en gare quarante-cinq minutes avant le départ du train car le contrôle des billets se fera en amont par un contrôleur sur le quai pour limiter la fraude à bord", a-t-elle expliqué.

Ces rames rouleront environ douze heures par jour, contre huit heures pour les TGV classiques. "Le recrutement se fera sur la base du volontariat et le personnel conservera son statut de cheminot (mais) l'organisation du travail sera différente", a-t-elle souligné.

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