Autorisation de vendre des fleurs de CBD : les seuls producteurs de l'Hérault respirent

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A Aspiran, Siegfried et Julien Wendling, seuls producteurs de chanvre-CBD de l'Hérault, peuvent respirer : le Conseil d'Etat a définitivement levé l'interdiction qui pesait sur la vente de leurs fleurs riches en cannabidiol, la molécule non psychotrope du cannabis. Selon les sages, il n'est pas établi qu'elle présente un risque pour la santé. Un soulagement pour tous les acteurs de ce secteur florissant. ©Romane Sabathier et Caroline Agullo, France 3 Occitanie

A Aspiran, Siegfried et Julien Wendling, seuls producteurs de chanvre-CBD de l'Hérault, peuvent respirer : le Conseil d'Etat a définitivement levé l'interdiction qui pesait sur la vente de leurs fleurs riches en cannabidiol, la molécule non psychotrope du cannabis. Selon les sages, il n'est pas établi qu'elle présente un risque pour la santé. Un soulagement pour tous les acteurs de ce secteur florissant.

Ce jeudi 29 décembre, le Conseil d'Etat a définitivement coupé l'herbe sous le pied du gouvernement qui voulait interdire la vente des fleurs et feuilles de chanvre chargées en cannabidiol (CBD), la molécule non psychotrope du cannabis. Les sages ont levé la prohibition décrétée il y a tout juste un an, au grand soulagement des professionnels de ce secteur désormais florissant, pour qui ces produits représentent une grosse partie des recettes.

A Aspiran dans l'Hérault, jusqu’à 300 kilos de chanvre sont cultivés chaque année sur l'unique exploitation spécialisée dans cette plante dans le département. Pour Siegfried et Julien Wendling, les producteurs, cette légalisation est une aubaine :

La fleur représente 60 à 70% de notre chiffre d'affaires. Si on n'avait pas pu la vendre, on n'aurait clairement pas tenu très longtemps.

Siegfried Wendling, producteur de chanvre-CBD à Aspiran (Hérault)

L'enjeu : garantir la traçabilité

Les fleurs et feuilles de CBD sont généralement proposées sous forme de plante verte séchée prête à être effritée et fumée. Seule condition pour pouvoir écouler leur production : elles doivent contenir un taux de THC (la molécule psychotrope du cannabis) inférieur à 0,3% (le cannabis addictif et prohibé, lui, peut en contenir près de cent fois plus). Les professionnels veulent désormais garantir un produit de qualité :

Il n'y a pas forcément de suivi, de traçabilité sur les produits. Nous, on aimerait que l'Etat oblige toutes les boutiques à proposer au moins 50% de produits français pour mettre en avant notre filière nationale.

Julien Wendling, producteur chanvre-CBD à Aspiran (Hérault)

Ils espèrent aussi que la levée de l'interdiction de vente de fleurs et feuilles viendra à bout des clichés sur le CBD, comme l'explique Jérôme Greff, vendeur de chanvre dans l'Hérault :

Les mentalités commencent à évoluer, ça a peut-être joué sur cette décision du Conseil d'Etat. On commence à avoir des personnes envoyées par leur médecin, leur ostéopathe ou leur kiné, et pour l'instant ils sont un peu perdus sur ce marché nouveau.

Jérôme Greff, vendeur de chanvre dans l'Hérault

Légalement pas un psychotrope

Aujourd’hui en France, deux mille boutiques sont spécialisées dans la vente de CBD. A la différence du cannabis traditionnel, qui contient du THC, le CBD (qui peut aussi être vendu sous forme d'huile ou de tisane), n'est désormais plus considéré, même dans sa forme fumable, comme un psychotrope par la justice française.

Ecrit avec Romane Sabathier et Caroline Agullo

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