Baignades : 15 secondes suffisent pour une noyade rappellent les pompiers avant l'été

Quinze secondes : c'est le temps moyen de survenue d'une noyade lors d'une baignade. Un chiffre que rappellent les sapeurs-pompiers de l'Hérault à l'approche de l'été. Dans le département, depuis le début de l'année, on dénombre déjà six accidents, dont deux mortels. Voici les conseils des secouristes pour prévenir le danger.

En France, on déplore chaque année près de mille décès liés aux noyades. C'est la première cause de mortalité identifiée chez les moins de 25 ans, mais toutes les catégories d'âge sont concernées. Les sapeurs-pompiers du Service Départemental d'Incendie et de Secours de l'Hérault (SDIS 34) rappellent qu'il ne faut que 15 secondes pour que l'accident arrive lors d'une baignade. Depuis le début de l'année 2023, ils ont déjà recensé six noyades, dont deux mortelles. Ils ont aussi secouru deux enfants de quatre et cinq ans en état d'aquastress. Et l'été n'a pas encore commencé.

Alors, le lieutenant hors classe Philippe Atlani, responsable du service nautique au SDIS 34, prodigue un conseil essentiel. En effet, les personnes qui se baignent présument souvent de leurs forces et se fatiguent rapidement.

Ne laissez jamais quelqu'un se baigner seul. Même si votre enfant sait nager. Même si le baigneur est un senior : on en voit souvent faire des malaises alors qu'ils pratiquent la natation le matin ou le soir, en dehors des horaires de surveillance des lieux de baignade.

Lieutenant Philippe Atlani, responsable du service nautique au SDIS 34

Courants meurtriers sur le littoral

Lors d'un point presse aux côtés des responsables de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Occitanie, les pompiers héraultais ont rappelé la particularité des zones de baignade du département, mais aussi de l'Aude et du Gard. Notre littoral est en effet parsemé d'épis rocheux, de lagunes, de cordons dunaires de type lido et de fleuves côtiers se jetant dans la Méditerranée. Une configuration géographique génératrice de forts courants d'arrachement qui emportent les baigneurs au large.

Le lieutenant-colonel Sylvain Besson, le directeur adjoint du SDIS 34, préconise de se former aux gestes qui sauvent.

Souvent, la victime d'une noyade est en arrêt cardio-respiratoire. Les premières minutes sont primordiales pour sauver une vie. Le témoin de proximité doit être le premier moyen d'alerte, mais aussi d'intervention.

Lieutenant-colonel Sylvain Besson, directeur adjoint du SDIS 34

Des risques en mer comme en rivière et sur les lacs

Il invite chacun à suivre les consignes de sécurité et à rester à proximité des zones de baignade surveillées : "même quand le drapeau d'interdiction est levé, on voit parfois beaucoup de gens se baigner et se mettre en difficulté, ce qui nécessite l'intervention des secours. Rappelons que lorsque le drapeau est orange, il y a un danger potentiel. S'il est rouge, se baigner est interdit et il ne faut pas le faire même s'il y a des surveillants à proximité".

Les pièges à éviter

Des recommandations valables également pour la baignade en eau douce sur les plans d'eau intérieurs. Là, le risque d'accident est lié au choc thermique entre la température fraîche de l'eau et celle, parfois caniculaire, de l'air. Mais aussi aux plongeons, qui font chaque année des victimes atteintes de paralysie. Des comportements qui mettent en danger les secouristes eux-mêmes.

Enfin, les sauveteurs insistent sur la conduite à tenir en cas d'orage : sortir de l'eau car les niveaux et le débit peuvent monter très rapidement.

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