Bénéfice record de 2,15 milliards d'euros pour Schneider Electric qui ferme Fabrègues

Le chiffre paraît ce jeudi, 3 jours après l'annonce de la fermeture du site de Fabrègues pour les 54 Héraultais qui y travaillaient encore. 2,15 milliards d'euros de bénéfice net pour le groupe Schneider Electric qui se félicite d'une croissance pour toutes ses régions. 

La Banderole accrochée au site de Fabrègues lors du premier plan social, en 2014.
La Banderole accrochée au site de Fabrègues lors du premier plan social, en 2014. © F3LR
54 salariés sur le carreau à Fabrègues. Et quinze autres suppressions de postes annoncées sur le site de Lattes,
dans le cadre d'une "réorganisation du service comptable". Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Hérault n'aura pas profité de la bonne santé économique de Schneider Electric.

Bénéfice net annuel en hausse de 23%


Le spécialiste de la gestion d'élecricité et de l'automisation a pourtant publié ce jeudi un bénéfice net annuel record de 2,15 milliards d'euros, en hausse de 23%, et un chiffre d'affaires de 24,7 milliards, soit une augmentation
de 1,2% à données publiées sur 2017 et de 3,2% en organique.
A l'ouverture de la Bourse de Paris, l'action grimpait de 2,40% à 70,90 euros, dans un marché en progression de 1,10%.

"Toutes les régions sont en croissance"


Emmanuel Babeau, directeur financier du groupe, s'est félicité auprès de nos confrères de l'AFP de la croissance de toutes les régions, précisant que la Chine avait connu une "progression notable avec une croissance de 10%".
Alors que la performance aux Etats-Unis avait été jugée décevante au troisième trimestre, le quatrième trimestre a été nettement meilleur avec une croissance organique en Amérique du Nord de 6%, identique à celle enregistrée en Asie.
"L'économie américaine est en bonne forme et le travail que nous faisons nous permet de croître peut-être plus rapidement que nos concurrents", a poursuivi Emmanuel Babeau.

Améliorer la "profitabilité"...en fermant Fabrègues


Concernant sa branche Infrastructure, en repli depuis plusieurs années à cause de la baisse des cours du pétrole, le groupe compte continuer de privilégier les projets les plus rentables.
L'objectif: "améliorer significativement la profitabilité" en se focalisant sur les entreprises très gourmandes en électricité et les services publics.

En début de semaine, Schneider Electric a annoncé la fermeture du site de Fabrègues près de Montpellier, entraînant la suppression de 54 postes. Depuis des mois, la direction a tenté de le céder mais "aucune proposition concrète n'a été formulée", avait alors précisé un porte-parole à l'AFP. Si aucun repreneur ne se présente, la société proposera à chacun des salariés "un poste au sein du groupe en France avec toutes les formations d'adaptation ou de reconversion nécessaires."
Quinze autres suppressions de postes ont aussi été annoncées sur le site de Lattes, dans le cadre d'une réorganisation du service comptable.

A l'annonce de la fermeture du site de Fabrègues, Laurent Beaumel et Nicolas Chatail se sont rendus sur place.
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Fabrègues. (34) : Schneider Electric ferme le site héraultais malgré des bénéfices records ©F3LR

Croissance forte annoncée pour 2018


Pour 2018, Schneider Electric prévoit "une croissance organique forte de l'Ebita ajusté" avec +20 à +50 points de base, "fourchette correspondant à l'amélioration annuelle moyenne visée pour la période 2017-2019", et une croissance organique du chiffre comprise d'affaires entre +3% et +5%.
Fin octobre, le groupe avait annoncé avoir finalisé l'acquisition du groupe américain Asco Power Technologies, spécialiste de la gestion de l'alimentation électrique pour les bâtiments critiques (CTA), qui lui a coûté 1,07 milliard d'euros.
Quant à la finalisation de l'acquisition du britannique Aveva, spécialiste des logiciels industriels, un temps attendue pour fin 2017, elle devrait finalement avoir lieu vers la fin du mois.

En parallèle de ses résultats, le fournisseur d'équipements électriques a annoncé que Fleur Pellerin, ministre sous François Hollande, devrait faire son entrée au conseil d'administration après l'assemblée générale prévue fin avril.
L'entreprise a en outre indiqué qu'elle allait proposer un dividende à 2,20 euros par action, en hausse de 8%.
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